Dr Adama Coulibaly a présenté les opportunités d’investissements dans la filière cajou en Côte d’Ivoire, lors de la 13ème Conférence Annuelle du Vinacas au Vietnam.
Une délégation du Conseil du coton et de l’anacarde, conduite par son Directeur général, Dr Adama Coulibaly, participe du 26 au 28 février 2024 à la 13ème Conférence Annuelle du Vinacas (The 13th Golden Cashew Rendez vous) à Quang Binh, au Vietnam.
En marge de la cérémonie d’ouverture, Dr Adama Coulibaly a, au nom des autorités de la Côte d’Ivoire, remis aux dirigeants du VINACAS, des prix de reconnaissance pour leur contribution au renforcement des liens commerciaux entre le Vietnam et la Côte d’Ivoire, dans le secteur du cajou.
Le DG Conseil du coton et de l’anacarde a, en outre, fait une importante communication au cours d’un panel, sur la structuration de la filière ivoirienne de l’anacarde et sur les opportunités d’investissements qu’offre ce secteur en Côte d’Ivoire.
L’anacardier a été introduit dans la partie Nord de la Côte d’Ivoire, dans les années 50 à des fins de reboisement contre l’avancée du sahel. Selon Dr Adama Coulibaly, l’anacardier est devenu une véritable culture de rente à partir des années 1990, du fait d’une demande de noix croissante sur le marché international. Aujourd’hui, la production d’anacarde connaît une forte croissance, due à plusieurs facteurs.
« La croissance production d’anacarde en Côte d’Ivoire s’appuie notamment sur un Programme national de recherche sur l’anacarde (PNRA), une stratégie de préservation et d’amélioration de la qualité et un conseil agricole dédié, avec la réhabilitation des vergers et la restauration des sols. La Côte d’Ivoire représente aujourd’hui près du quart de la production mondiale et un peu moins de la moitié de l’offre mondiale de noix brutes de cajou, avec une position de 1er producteur et 1er exportateur mondial de noix brutes, 2ème fournisseur mondial d’amandes. La Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel d’installation d’unités de transformation d’une capacité annuelle de près 1.000.000 de tonnes », a expliqué Dr Adama Coulibaly.
Des mesures d’incitation à l’investissement
Devant les acteurs mondiaux de la filière anacarde, le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde a dévoilé des mesures d’incitation à l’investissement mises en œuvre en Côte d’Ivoire. Il s’agit, entre autres, de l’instauration d’une subvention de 400 FCFA par kilogramme d’amandes blanches et de 150 FCFA par kilogramme d’amandes non dépelliculées produites et vendues, l’installation de zones Agro industrielles dédiées à la transformation locale de l’anacarde, de même que l’exemption de taxes et de prélèvements sur l’exportation des amandes de cajou. Il ne faut pas oublier aussi le Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA), dont la dernière édition en date a eu lieu en 2023.
Olivier Dion avec sercom