À Abidjan, le RHDP a lancé son deuxième congrès ordinaire dans un climat de mobilisation générale. Le Premier ministre Patrick Achi, président du congrès, a appelé les militants à l’unité, à la rigueur et à la cohérence, en vue des échéances politiques à venir, notamment la présidentielle de 2025. « L’avenir ne se construit pas dans la désinformation ni l’agitation. Il se bâtit sur des actes et une direction claire. », a-t-il lancé à la jeunesse.
Réunis au Parc des Expositions d’Abidjan, les congressistes du RHDP ont ouvert, ce samedi matin 21 juin 2025, les travaux de leur deuxième congrès ordinaire. Au cœur des préoccupations : la cohésion interne du parti, la clarté de sa stratégie, et la mobilisation face aux défis politiques des mois à venir.
Dans son discours d’ouverture, le président du congrès, le Premier ministre Patrick Achi, a insisté sur le sens de cette rencontre. Il a salué l’implication des militants, des responsables locaux et des différents comités, tout en replaçant ce congrès dans une dynamique nationale. « Ce n’est pas une simple formalité statutaire. C’est un moment pour se retrouver, prendre date avec l’Histoire, et se préparer à écrire la suite. »
Un bilan assumé, un cap à maintenir
Fondé il y a sept ans, le RHDP revendique un parcours qui a transformé l’espace politique ivoirien. Dans son intervention, le Président du Congrès a rappelé les principales priorités fixées depuis la création du parti : rassemblement national, stabilité sécuritaire, développement économique. « Ces objectifs ont été poursuivis, parfois dans des contextes difficiles, mais les résultats sont visibles », a-t-il souligné.
Le discours a aussi évoqué le rôle central joué par le Président Alassane Ouattara, présenté comme celui qui a permis à la Côte d’Ivoire de tourner la page de la crise et de s’engager dans une dynamique de reconstruction.
Un appel à l’unité pour éviter les retours en arrière
À l’approche d’échéances politiques majeures, l’heure est au resserrement des rangs. Le Président du Congrès a mis en garde contre les divisions internes, les tensions inutiles et le risque de dispersion. « Ce Congrès n’est pas une fin en soi. Il doit nous préparer à affronter les défis de demain, ensemble. »
Un message clair est adressé aux militants : les débats sont utiles, mais ils doivent servir un projet collectif. À quatre mois d’une échéance que tous pressentent décisive, le mot d’ordre est la discipline, la cohérence et l’action.
Des chantiers internes à engager
Au-delà des discours, les travaux en commission doivent permettre de revoir les statuts du parti, d’améliorer son fonctionnement et de penser une ligne politique plus lisible. Trois groupes de travail ont été mis en place : l’un sur les textes de base (statuts et règlement intérieur), un autre sur l’organisation interne, et un dernier sur les orientations politiques générales.
Chaque commission est présidée par un ministre, avec l’appui de plusieurs vice-présidents. Le travail de réflexion devra aboutir à des recommandations concrètes en vue des échéances à venir.
Une attention particulière à la jeunesse
Dans son message, le Président du Congrès a aussi interpellé les jeunes. Pas pour leur faire de promesses vagues, mais pour les inviter à juger par les faits. « L’avenir ne se construit pas dans la désinformation ni l’agitation. Il se bâtit sur des actes et une direction claire. »
Le RHDP veut apparaître comme le parti de la continuité, mais aussi de l’adaptation aux changements rapides que connaît la société ivoirienne. Et à l’heure où la scène politique s’annonce de plus en plus disputée, chaque mot compte.
Un mot d’ordre : se préparer
Ce Congrès se veut donc un moment de recentrage. Il ne s’agit pas seulement de célébrer un passé, mais d’organiser l’avenir. Pour cela, les responsables du parti comptent sur la mobilisation, la rigueur et une ligne politique claire.
À moins de cinq mois de la présidentielle, la machine RHDP se met en ordre de bataille.
Philippe Kouhon