Lors de la conférence inaugurale de la 2ème édition de la ‘’Diaspora For Growth” ayant pour thème ‘’La diaspora ivoirienne face aux défis de l’émergence’’ l’intervention de Kanvaly Sangaré, ingénieur ivoirien en énergie renouvelable, résidant en Suède a marqué les esprits dans la salle.
De retour en Côte d’Ivoire pour selon lui, contribuer à la dépollution de l’environnement, il a expliqué être confronté sur le terrain, à des difficultés d’ordre administrative. «Je suis arrivé le 8 novembre de la Suède où je vis depuis 24 ans. Je me suis formé et aujourd’hui, je maîtrise tout ce qui est déchets ménagers et solides. A partir de ces déchets, on peut créer du gaz, de l’électivité. C’est de l’énergie renouvelable. Ce groupe AVFALL AFRIKA que je dirige actuellement a été créé pour aider les pays Africains. Mes partenaires qui maîtrisent bien le domaine des déchets renouvelables ont souhaité s’installer en Afrique et je leur ai proposé la Côte d’Ivoire parce que je suis Ivoirien. Lorsque je suis arrivé, j’ai constaté qu’Abidjan est sale. J’ai visité la décharge d’Akouédo et j’ai constaté qu’il y a un réel problème là-bas. J’ai vu des placentas des femmes qui trainent dans la décharge parce que tout ce qui est déchet médical, n’est pas géré en Côte d’Ivoire. Alors qu’il y a un mécanisme pour traiter différemment tous ces déchets. Je voulais apporter cette expertise en Côte d’Ivoire. Depuis mon arrivée, j’ai mené toutes les démarches possibles, je me suis rendu au sein du cabinet du ministère de l’Environnement où j’ai même formulé une demande d’audience afin de rencontrer le ministre et lui faire part de mon projet. Par exemple, il y a des vieux pneus qui trainent partout alors que nous pouvons les utiliser pour en faire du granulat qu’on va mélanger avec de l’asphalt pour produire du goudron de qualité. Nous pouvons aussi recycler, à 100% les vieux réfrigérateurs. Même à partir du fréon, on peut produire du carburant. Ce sont donc toutes ces expertises que nous avons voulu apporter à la Côte d’Ivoire. Et même, j’ai un projet de construction d’une université durable en Côte d’Ivoire. C’est-à-dire que nous avons nos étudiants qui feront deux ans Suède et deux en Côte d’Ivoire et après 4 années, on formera des ingénieurs en biogaz, c’est-à-dire qu’à leur sortie, ils pourront exporter cette expertise là. J’ai expliqué tout cela au ministère afin que nous puissions créer une sorte de partenariat et j’ai même dit à celui qui m’a reçu que si j’ai l’exclusivité de tout ce qui est électronique, nous débarrasserons Abidjan de tous les déchets ; que ça soit les déchets médicaux ou solides. Car chez, ce que vous appelez déchets qui trainent partout, nous on les appelle ressources. C’est parce que les gens n’ont pas l’expertise nécessaire qu’ils parlent de déchets et qu’ils voient cela comme un problème. La décharge d’Akouédo par exemple, ne représente aucun danger pour nous. Depuis 50ans que ça existe, il y a du gaz qui y est condensé. Nous, après une analyse de trois semaines, nous verrons le type de gaz condensé et de là, on va créer du biogaz. Pareil pour l’abattoir de Port-Bouët parce qu’à partir du déchet animal aussi, on peut créer du biogaz», a déclaré le Directeur exécutif du groupe AVFALL AFRIKA. «Je ferais tout pour que vous soyez reçu par le ministre de l’Environnement », lui a aussitôt promis, Abourahmane Cissé, ministre ivoirien délégué auprès du Premier ministre chargé du Budget.
AFRIKIPRESSE – Abidjan. La deuxième édition de la Diaspora for Growth à ouvert ses portes ce lundi 2 février 2015, à Abidjan en présence du Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan représentant le président ivoirien Alassane Ouattara.
Remplie d’invités issus de la diaspora ivoirienne , la salle des congrès Félix Houphouët Boigny du Sofitel Hôtel Ivoire a été attentive à l’allocution de Daniel Kablan Duncan annonçant une totale garantie du gouvernement ivoirien à l’endroit des éventuels investisseurs, avant de déclarer officiellement ouvert la Diaspora for Growth 2015 qui a pour thème central ”La Diaspora ivoirienne face aux défis de l’émergence”, sujet de la conférence inaugurale animée à l’auditorium de l’Hôtel par le Professeur Thiehi Tito, enseignant chercheur à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan.
Trois autres panels avec pour thèmes respectifs ; ”capital humain de la diaspora, levier de l’émergence : une analyse empirique sur la Côte d’Ivoire”, ”Quel mécanisme d’accompagnement financier pour le soutien à l’investissement de la diaspora ivoirienne” et enfin,” préparation de la diaspora pour un retour réussi en Côte d’Ivoire” sont au programme cet après midi. La Côte d’Ivoire c’est 23 millions d’habitants et une estimation de 5 millions d’Ivoiriens à travers le monde invités à investir dans le pays.
Claude Dassé