Lors du 3è FoDIT, Me Léa N’GUESSAN, avocate au barreau de Paris a souligné la force économique, sociale et politique que représente la diaspora africaine.
L’association internationale Educ’Impact, en partenariat avec le Club O2A, a organisé la troisième édition du Forum sur le dialogue international des territoires (FoDIT), le mardi 22 avril 2025 à la mairie du 16è arrondissement de Paris. Opportunité pour Me Léa N’GUESSAN, avocate au barreau de Paris de souligner la force économique, sociale et politique que représente la diaspora africaine. Cet événement a abordé les défis économiques des collectivités locales, notamment le financement et le renforcement des relations économiques avec la diaspora lors de plusieurs panels.
Créer un pont entre les collectivités territoriales et les diasporas
La vice-présidente chargée du Tourisme au sein du Conseil régional d’Île de France, et adjointe au maire de Meaux, Hamida REZEG, dans son discours d’ouverture, a proposé l’organisation de la prochaine édition du FoDIT en Tunisie pour « créer des ponts et des passerelles utiles entre les deux rives de la Méditerranée ».
Ibrahima BA, diplomate sénégalais et président de l’association Educ’Impact, l’initiateur du Forum, a validé cette idée qui épouse les objectifs du Forum. « Le but du FoDIT est de multiplier les échanges d’expertises et d’accompagner les collectivités invitées à faire des forums d’investissement et à trouver des partenaires pour participer au développement », a-t-il rappelé.
La diaspora invité à investir en Afrique, terre d’opportunités
Lors du premier panel, Dr Macoumba DIOUF, maire de la Latmingue, au Sénégal, a souligné les problèmes de ces collectivités locales qui manquent souvent de connexion Internet et ont donc un grand mal à se faire mieux connaître à l’international, malgré l’attrait incontestable du pays. Il a invité la diaspora à apporter sa pierre au développement local.
Marius ESPOSITO, représentant le Carousel Finance SA, un cabinet de conseil et d’accompagnement, a relevé que « le continent africain est aujourd’hui un territoire de compétition », attirant les puissances. Selon lui, les territoires doivent recourir à l’expertise des diasporas africaines, pour tirer des dividendes de cette ruée vers l’Afrique.
La Côte d’Ivoire, un modèle de coopération avec la diaspora
Pendant le deuxième panel, la fondatrice de SO’PARKS, Aminata N’DIAYE s’est alarmée du drame que subit les jeunes africains dans la Méditerranée, en croyant à tort que l’herbe est plus verte ailleurs. Elle a souligné la nécessité de « redonner à nos compatriotes cet amour de la patrie » et l’urgence que la diaspora se mobilise sur les questions d’éducation et d’accompagnement qui sont vraiment prioritaires.
Me Léa N’GUESSAN a souligné, l’opportunité que représente la diaspora pour l’Afrique. « La diaspora est une force économique, sociale et même politique », a-t-elle déclaré, invitant les élus à l’associer au développement du continent. L’avocate au barreau de Paris a présenté la Côte d’Ivoire comme modèle où la diaspora peut postuler à des emplois au pays. Elle a aussi annoncé une tournée en France du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) au mois de mai pour présenter à la diaspora africaine les opportunités dans le pays.
Les participants ont pu découvrir les créations de la jeunesse africaine, lors de la visite des stands. Des initiatives comme le Champagne à la saveur de chocolat de l’Ivoirienne Julie LAGUI ou les sacs faits à la main avec des matériaux éco-responsables de BATOU Création ont été saluées.
Yaya K