“Un peuple perdu” est l’intitulé d’un film de 51 minutes qui raconte l’histoire de deux jeunes : Amina et Hamid. Le long métrage est réalisé par Fatoumata Kéita, une journaliste guinéenne. L’actrice aborde des questions qui minent les sociétés guinéennes et africaines en général : ‘‘l’ethnocentrisme’’ et ‘’régionalisme’’.
Voyant ces deux épiphénomènes empêcher les progrès des pays, la jeune journaliste trouve le désir de réconcilier les citoyens. ‘’Je ne pouvais pas rester indifférente face à cette situation’’, évoque-t-elle.
Le film
Les deux personnages principaux (Amina et Hamid) tissent une relation sentimentale depuis leur bas âge et se promettent de se marier. Au fil du temps, cette promesse tarde à se réaliser, car le pays (Guinée, d’où ils vivent, ndlr) reste secoué par des dissensions politiques sur fond de communautarisme.
La belle vie a été entachée par une élection présidentielle qui a été cordonnée par le père d’Amina qui est le gouverneur de la ville (Boké, située à plus de 300 Km de Conakry).
Lors du scrutin, les parents des amoureux se disputent à cause de leur appartenance politique et régionale. Conséquence: l’union des deux amants est mise en cause, bien qu’Amina et Hamid tiennent à s’unir pour la vie et savourer pleinement leur amour.
Ce film qui a été réalisé à Kamsar dans la région de Boké, est évalué à 45 millions francs guinéens (5000 euros) par son auteur.
‘’Nous avons réfléchi et trouvé qu’il est impossible qu’un pays quelconque puisse se développer sans la paix’’, indique l’actrice Kéita.
Et d’estimer que le développement ne peut se faire sans l’amour entre les fils de ce pays. C’est pourquoi, explique notre consœur, ‘’nous avons décidé de réaliser un film qui traite des réalités que vivent plusieurs pays du continent, notamment la Guinée’’.
Une première diffusion de ce film est prévue le 19 décembre prochain à la Blue Zone de Kaloum (centre administratif de la capitale guinéenne ).
Mamadou Aliou Diallo, à Conakry