Le samedi 4 avril 2026, dans la capitale française, l’Union Interfédérale des Associations Féminines et des Femmes Ivoiriennes de France (UIAFFIF) a réuni partenaires, experts et membres de la diaspora pour présenter l’avancée de ses projets immobiliers et lancer de nouvelles initiatives structurantes. Entre réalisations concrètes, exigences de transparence et ambitions renouvelées, cette rencontre marque une étape clé dans le renforcement des liens entre la diaspora et la Côte d’Ivoire.
Dans le septième arrondissement parisien, au 5 rue Las Cases, l’Union Interfédérale des Associations Féminines et des Femmes Ivoiriennes de France (UIAFFIF) a transformé une simple rencontre en un véritable forum de l’investissement et du développement, en présence de partenaires majeurs tels que la Banque Nationale d’Investissement (BNI), représentée par son DGA Jérôme Ahua en charge du commercial et du Dr Elie Nkamgueu du Club Efficience. C’était le samedi 4 avril 2026.
L’association y a dévoilé les avancées significatives de son projet immobilier de Bingerville, qui prévoit 300 logements. 50 maisons ont été livrées le 15 janvier 2026, 50 autres seront remises le 15 avril 2026, et les fondations de la troisième tranche sont déjà en cours, pour une finalisation globale attendue au premier trimestre 2027.
Ces villas, modernes et fonctionnelles, s’inscrivent dans une cité complète dotée de voiries bitumées, réseaux d’eau et d’électricité, éclairage public, assainissement, espaces verts, école primaire, centre communautaire et centre commercial. L’esthétique extérieure sera strictement préservée sous la supervision d’un syndic et du ministère de la Construction.
La BNI a rappelé l’importance de la discipline financière, notamment des remboursements mensuels sur 15 ans, condition essentielle à la pérennité du modèle. Dans la dynamique de Bingerville, l’UIAFFIF a lancé le projet de Mankono, soutenu par le ministre-gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo, avec environ 170 maisons proposées en 3 pièces (18 millions FCFA) et 4 pièces (20 millions FCFA) sur des parcelles de 200 m².
L’adhésion requiert 150 € de frais d’inscription, 120 € de cotisation annuelle et un acompte de 20 %, les attributions se faisant par vagues de 50 personnes ayant soldé ce montant. La BNI accompagnera le financement du solde sur une durée pouvant atteindre 7 ans, tandis que les travaux de VRD seront assurés par le ministère de la Construction.
Le Dr Elie Nkamgueu, à son tour, a souligné le rôle stratégique de la diaspora dans le développement ivoirien, notamment pour maintenir le lien des générations futures avec l’Afrique, tout en pointant des défis persistants, sécurisation foncière, identification de constructeurs agréés, difficultés d’accès au crédit malgré les avancées de la BCEAO, et absence de garanties comparables aux standards européens. Des initiatives complémentaires, telles que la marketplace afro-caribéenne Effi-market ou un salon du tourisme africain à Paris, ont été évoquées pour diversifier les opportunités d’engagement.
L’UIAFFIF a également annoncé de nouvelles mesures de transparence, dont un reçu global annuel et des règles strictes pour les virements, mention obligatoire du nom et du numéro de lot, justificatifs à conserver, et procédure encadrée en cas de paiement par un tiers.
Carole Sanni, la présidente de l’UIAFFIF a rappelé que l’association n’est pas une agence immobilière mais une structure d’entraide œuvrant pour l’autonomisation, l’accompagnement juridique et scolaire, et la formation. Un projet de Fonds de la femme ivoirienne en France est en préparation pour mutualiser les ressources de la diaspora et faciliter l’accès au financement de projets personnels.
La rencontre s’est conclue sur un appel fort à l’unité, à la persévérance et à la confiance mutuelle, valeurs essentielles pour transformer les ambitions de la diaspora en réalisations concrètes et renforcer durablement le lien entre la Côte d’Ivoire et sa diaspora vivant en France.
Jean-Paul Oro à Paris