En mission officielle à New York dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur l’ODD 16, la ministre d’État Anne Désirée Ouloto a défendu l’approche ivoirienne du triptyque paix – justice – institutions solides, alignée sur la vision du président Alassane Ouattara. Une intervention qui coïncide avec un autre plaidoyer du chef de l’État depuis Abidjan.
New York, 12 mai 2025. – À la tribune des Nations Unies, dans le cadre du panel sur le thème « Investir dans des sociétés justes, pacifiques et inclusives », Anne Désirée Ouloto n’a pas mâché ses mots. « Nous croyons fermement que l’investissement dans des sociétés pacifiques, justes et inclusives est non seulement moralement juste, mais économiquement rationnel », a déclaré la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration.
La délégation qu’elle conduit à New York — composée notamment de sa directrice de cabinet, Mme Nasseré Kaba — participe à la Conférence sur l’Objectif de Développement Durable 16 (ODD16), intitulée « Promouvoir la paix, la justice et les institutions pour le développement durable », qui se tient du 10 au 13 mai 2025.
Sur la scène internationale, Anne Ouloto a présenté les réformes entreprises par la Côte d’Ivoire depuis 2011. L’objectif : restaurer la paix, rebâtir les institutions, et garantir l’équité dans l’accès à la justice. Elle a insisté : sans stabilité, pas de développement ; sans institutions fiables, pas de confiance des citoyens ni des investisseurs.
Un message en écho, presque à la minute près, avec celui du président Ouattara qui ouvrait le même jour, à Abidjan, la 12e édition de l’Africa CEO Forum. Il y rappelait la trajectoire économique du pays : 6 % de croissance en 2024, 6,5 % prévus en 2025, et une inflation maîtrisée à 3 %. Pour les autorités ivoiriennes, il s’agit là d’un socle de stabilité bâti sur une gouvernance réformée.
Des actes concrets, loin des slogans
Dans son intervention, Anne Ouloto a listé des actions précises : amélioration de l’accès à la justice, lutte contre la corruption, dématérialisation administrative, égalité des genres. Pour elle, ces chantiers ne sont pas des vœux pieux, mais des jalons posés en cohérence avec l’ODD 16, qui vise des institutions responsables, ouvertes et efficaces.
Elle a aussi rappelé l’évolution entre les anciens Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et les Objectifs de Développement Durable (ODD). Si les OMD ciblaient principalement la pauvreté, la santé et l’éducation, les ODD élargissent la focale. L’enjeu : intégrer aussi les questions de paix, de gouvernance, d’inégalités, et d’environnement.
Pas un choix, mais une nécessité
Pour conclure, la ministre d’État a insisté sur l’approche ivoirienne : la paix, la justice et l’inclusion ne sont pas des éléments optionnels du développement, mais des prérequis. « Pour la Côte d’Ivoire, c’est une nécessité si l’on veut garantir un avenir viable à tous », a-t-elle affirmé.
A New-York depuis le samedi 10 mai, la ministre d’état est attendue ce mercredi 13 mai 2025 à Abidjan après une mission bien remplie.
Philippe Kouhon