Samedi 20 juin 2015 : meeting à la Place Ficgayo de Yopougon. Samedi 27 juin 2015 : meeting à la Place Inch’Allah de Koumassi. Mercredi 8 juillet 2015 : meeting à la Place de la République au Plateau.
Tel est le programme annoncé le samedi 13 juin 2015 par Laurent Akoun au nom de la Coalition nationale pour le changement (CNC).
Il était en compagnie du député Kouadio Konan Bertin (dit KKB) et de Samba David de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire (société civile) à la Riviera-Cocody, plus précisément à la résidence de l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, autre membre de la CNC.
Un rassemblement populaire de la CNC prévu le samedi 13 juin à la Place de Ficgayo de Yopougon a avorté.
« Aujourd’hui samedi 13 juin, nous devions être à la Place Ficgayo à Yopougon. Et c’est parce que nous n’y sommes pas que nous vous avons conviés à cet échange. L’espace nous a été refusé par l’autorité municipale. Un mois après notre sortie officielle marquée par la signature de la charte, notre programme d’action pour les jours à venir s’établit comme suit. Le samedi 20 juin prochain, nous avons reprogrammé le meeting à Yopougon à la Place Ficgayo. Le samedi 27 juin, nous aurons un rassemblement populaire (un meeting) à Koumassi Place Inch’Allah. Et enfin, le mercredi 8 juillet, nous aurons un rassemblement populaire à la Place de la République au Plateau. Nous nous donnerons les moyens d’organiser et de tenir ces rassemblements », a fait savoir le président de la branche dissidente du Front populaire ivoirien (FPI) qui a rejoint la CNC.
Pour Laurent Akoun, il n’y a aucune raison que l’accès à ces espaces publics leur soit refusé. « En Côte d’Ivoire, pour l’occupation, des espaces publics, c’est le principe de l’information, et non celui de l’autorisation des autorités, qui est en vigueur. Il s’agit d’espaces publics. Tous les citoyens ont le droit de les occuper », estime-il.
Il a lancé un appel à la mobilisation pour ces prochains rassemblements dont l’enjeu, selon lui, est d’ « amener le régime actuel à s’asseoir autour d’une table avec l’opposition en vue de discuter en toute sérénité et en toute responsabilité des conditions d’élections justes, transparents, équitables et qui ne seront pas suivies d’une autre crise postélectorale ».
Laurent Akoun a également affirmé que la CNC n’a pas été l’instigatrice des marches éclatées du 9 juin dernier. Il s’est toutefois félicité des initiatives prises dans ce sens. « Le mardi 9 juin dernier, des marches éclatées ont été organisées par des jeunes pour protester contre l’arbitraire et la dictature rampante, pour exiger la libération des prisonniers politiques et des conditions d’élections justes et transparentes. La CNC, bien que n’ayant pas appelé à des manifestations, salue ces initiatives des jeunes et apporte son soutien à la jeunesse qui a décidé de se battre par des moyens démocratiques contre l’arbitraire et les dérives dictatoriales en Côte d’Ivoire. (…) La CNC dénonce et condamne la répression sauvage de ces manifestations démocratiques et pacifiques », a-t-il déclaré à ce sujet, regrettant les pertes en vie humaines occasionnées par ces marches.
Relativement à ces marches, il a enfin exigé, au nom de la CNC, la libération des manifestants « injustement » arrêtés et l’ouverture d’une enquête sur la mort des victimes.
A.A