Plus 1000 femmes s’unissent au sein de l’initiative « Abūssū Lissel », pour le développement de Dabou.
Plus de mille participantes, issues de tous les secteurs économiques, ont répondu à l’appel de Éméline Djadja pour la présentation officielle de «Abūssū Lissel», une organisation exclusivement dédiée aux femmes ojukru déterminées à devenir actrices du développement de Dabou. La cérémonie s’est déroulée le dimanche 30 novembre 2025, dans l’enceinte de la mairie de Dabou, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre Silas Metch, la sénatrice Mariam Dao Gabala et la DG de l’Agefop Karidia De Meideros.
Une vision transpartisane
La présidente de « Abūssū Lissel », Éméline Djadja a insisté sur le caractère inclusif de la structure face aux femmes venues d’Abidjan, de Songon et des 42 villages du département. « Nous regroupons les femmes ojukru de tous bords politiques et religieux qui veulent s’impliquer concrètement dans le développement de Dabou. », a-t-elle déclaré, rendant hommage aux membres fondatrices et aux grandes conseillères de « Abūssū Lissel ».
Karidia N’golo Coulibaly épouse De Meideros, directrice générale de l’AGEFOP, a réaffirmé son engagement total à soutenir l’initiative. « Tous les leviers de l’AGEFOP seront actionnés pour accompagner « Abūssū Lissel », a-t-elle souligné, avant d’annoncer l’installation prochaine d’une représentation de l’agence à Dabou et de présenter plusieurs bénéficiaires du programme PEJEDEC originaires de Dabou.
La sénatrice Mariam Dao Gabala, invitée d’honneur, a marqué les esprits par un discours sans concession : « 𝘚𝘪 𝘫’𝘢𝘪 𝘱𝘶 𝘧𝘪𝘯𝘢𝘯𝘤𝘦𝘳 𝘮𝘦𝘴 𝘴œ𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘶 𝘮𝘢𝘳𝘤𝘩é 𝘨𝘰𝘶𝘳𝘰, 𝘤𝘦 𝘯’𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘮𝘦𝘴 𝘴œ𝘶𝘳𝘴 𝘢𝘥𝘪𝘰𝘶𝘬𝘳𝘰𝘶 𝘲𝘶𝘪 𝘰𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘮𝘦𝘪𝘭𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘢𝘵𝘵𝘪é𝘬é 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘯’𝘢𝘪𝘥𝘦𝘳𝘢𝘪 𝘱𝘢𝘴. 𝘔𝘰𝘯 𝘱è𝘳𝘦, 𝘵𝘰𝘶𝘵 é𝘣𝘳𝘪é 𝘲𝘶’𝘪𝘭 é𝘵𝘢𝘪𝘵, 𝘯𝘦 𝘫𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘭’𝘢𝘵𝘵𝘪é𝘬é 𝘥𝘦 𝘋𝘢𝘣𝘰u. » Elle a exhorté les femmes à dépasser les querelles internes et s’est engagée, aux côtés de Karitia De Meideros, à revenir pour des ateliers techniques sur la labellisation et la promotion de l’attiéké et du poisson fumé de Dabou.
Le développement de Dabou passe par ses femmes
Seule femme propriétaire d’une compagnie de transport à Dabou, Virginie N’dori a livré un témoignage émouvant sur les obstacles qu’elle a rencontré. « Mes cars sont aujourd’hui tous abîmés parce que j’ai été combattue. Je demande la protection des autorités pour qu’aucun marché ne soit fermé aux femmes dans notre pays qui a choisi l’économie libérale. », a-t-elle déclaré.
Le ministre Silas Metch a salué cette initiative inédite de « Abūssū Lissel » qui répond à un besoin réel. Il a réaffirmé que le développement de Dabou était l’une de ses priorités et s’est engagé à soutenir concrètement les femmes ojukru. Preuve immédiate : il a remis une contribution financière au démarrage des activités de l’organisation
En retour, les femmes lui ont symboliquement remis la clé du Lêbutu, afin que toutes les portes s’ouvrent devant lui dans sa quête du mieux-être des femmes ojukru.
Yaya K avec sercom