Politique

Affaire passeports de Gbagbo: Ce n’est pas une faveur mais la reconnaissance tardive de son droit (Jean Bonin, FPI)

Par Philippe Kouhon7 décembre 2020

La remise des passeports de l’ex président ivoirien,  Laurent  Gbagbo suffit-elle  à ramener la paix définitive en Côte d’Ivoire ? A faire oublier le débat du 3eme mandat ?

 Afrikipresse a recueilli quelques réactions. 

Pour Jean Bonin Kouadio, responsable communication  de Pascal Affi Nguessan,  président du FPI, « ce n’est pas une faveur qui lui est faite, mais la reconnaissance tardive de son droit de détenir ce document de voyage afin qu’il puisse regagner son pays ».

Afrikipresse :  Quel est votre avis après l’octroi des 2 passeports à l’ex président Laurent Gbagbo,  par les autorités ivoiriennes. 

Jean Bonin Kouadio : C’est une bonne chose que les autorités ivoiriennes consentent enfin à délivrer au Président Gbagbo  ses documents administratifs. Ce n’est pas une faveur qui lui est faite, mais la reconnaissance tardive de son droit de détenir ce document de voyage afin qu’il puisse regagner son pays. 

Que faut-il d’autre pour une réconciliation effective en Côte d’ivoire 

Une justice équitable et impartiale alors que pour le moment on peut, sans risque de se tromper, la qualifier de justice des vainqueurs tant seuls les membres de l’opposition sont systématiquement punis. 

 Le débat sur le 3ème mandat de Ouattara est-il encore d’actualité ?

Oui. Car le droit n’a pas été dit. Ce débat ne sera épuisé que lorsque la lettre et l’esprit de la constitution de 2016 seront respectés par tous, à savoir, nul ne peut faire plus de 2 mandats.

Propos recueillis par Philippe Kouhon 

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