Opinion

Afrique de l’Ouest : 189 campagnes de désinformation russe recensées entre 2022 et 2024

Par La Rédaction21 mars 2026

Depuis plusieurs années, la Russie intensifie ses campagnes de désinformation en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Entre 2022 et 2024, près de 189 opérations ont été recensées. Des journalistes locaux, comme le Camerounais Armand Djaleu, sont accusés de relayer ces narratifs pro-Kremlin à travers des publications coordonnées.

Une stratégie d’influence bien structurée

La Russie déploie en Afrique une stratégie mêlant diplomatie, coopération sécuritaire et guerre informationnelle. Selon plusieurs analyses, environ 40 % des campagnes de désinformation recensées sur le continent lui seraient attribuées.

Ces opérations reposent souvent sur des relais locaux , médias, blogueurs ou journalistes , chargés de diffuser des contenus favorables à Moscou tout en discréditant ses adversaires, notamment la France.

Armand Djaleu, relais actif du narratif pro-russe

Le journaliste camerounais Armand Djaleu, collaborateur du site Actu Cameroun, apparaît comme un acteur clé de cette dynamique. Une publication du 13 mars 2026 met en scène un témoignage douteux dénonçant des tentatives d’influence occidentales.

Après analyse, la diffusion du post révèle une coordination suspecte : plusieurs plateformes (Obangui Médias, groupes Facebook centrafricains) ont en effet relayé simultanément le même contenu, avec des éléments identiques, suggérant une campagne orchestrée.

Des connexions médiatiques documentées

Des liens existent entre Actu Cameroun et des sphères médiatiques pro-russes. Entre 2019 et 2025, le média d’État russe Sputnik a ainsi relayé 121 articles issus du site camerounais.

Par ailleurs, certains contributeurs évoluent entre ces plateformes, renforçant l’hypothèse d’une interpénétration éditoriale.

Une menace croissante pour la stabilité informationnelle en Afrique de l’Ouest

Pour des pays d’Afrique de l’Ouest, ces campagnes de propagande représentent un défi majeur. Elles influencent l’opinion publique, fragilisent la confiance dans les institutions et alimentent les tensions géopolitiques régionales.

Face à cette montée en puissance, le renforcement du fact-checking et de l’éducation aux médias apparaît comme une réponse essentielle pour préserver l’intégrité de l’information.

Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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