Le terrorisme est un mode d’action violente, selon Dr William Assanvo, Chercheur. Qui a tenu ces propos, lors de la 5è session de l’Anp-Academy (session de formation de l’Autorite nationale de la presse), le vendredi 4 février 2022, au siège de l’organe de régulation de la presse écrite, à Cocody-Angré à Abidjan.
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Docteur William Assanvo Chercheur à l’institut d’études et de sécurité rappelle que le terrorisme est un mode d’action violente. Et explique au cours l’Anp Academy comment les journalistes peuvent traiter et aborder la question, sans attiser le feu.
Le journaliste ivoirien face au terrorisme et à l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest
«Le journaliste ivoirien face au terrorisme et à l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest», est le thème de la conférence prononcée par Docteur William Assanvo qui a dit aux journalistes que le terrorisme est un mode d’action violente motivé par des idéologies religieuses, culturelles, économiques ou politiques souvent exercé sur des civils.
« Le terrorisme est un mode d’action violente, généralement mené par des groupes armés non-étatiques. L’extrémisme violent et le terrorisme en Afrique de l’Ouest, depuis plusieurs années, est le fait de groupes armés. On peut citer Al-Qaïda au Maghreb islamique, le mouvement pour l’unicité du Djihad en Afrique de l’Ouest, Al-Sardinne, (….) Ce qui caractérise ces groupes, c’est qu’ils ont en commun d’avoir posé des actes qualifiés de violents. Ces actes ont commencé, on peut le dire en 1990 avec la violence en Algérie », a expliqué le conférencier qui soutient que les attaques sont de plus en plus complexes et audacieuses avec les attentats dans les camps militaires parce que les terroristes prennent un ancrage local avant d’opérer.
Les conseils de docteur Assanvo aux journalistes.
Il a conseillé aux journalistes d’éviter le piège du prisme religieux, communautaire parce que les terroristes exploitent la vulnérabilité des populations pour assouvir leurs sales besognes. Lesquelles populations sont obligées de coopérer avec eux si elles veulent continuer de vivre sur place.
Samba Koné, président de l’Anp s’est réjoui de la session et a dit aux journalistes que le rôle de l’Anp n’est pas de donner un ordre de mission pour faire des reportages ou des enquêtes en zones djihadistes, mais plutôt d’apprécier le travail fait si celui-ci respecte les règles du métier.
Mamadou Ouattara