Opinion

Bamako dans le noir : pénuries, insécurité et promesses non tenues

Par La Rédaction18 mars 2026

Au Mali, six mois après les engagements de Moscou d’assurer un approvisionnement énergétique régulier, le pays fait face à une crise majeure. À Bamako, en mars 2026, les habitants subissent de longues coupures d’électricité, sur fond d’insécurité et de tensions géopolitiques. Une situation qui interroge sur la fiabilité du partenaire russe et inquiète en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire.

Approvisionnement énergétique au Mali : une promesse non tenue

En octobre 2025, la Russie annonçait pouvoir livrer jusqu’à 200 000 tonnes mensuelles de produits pétroliers et agricoles au Mali. L’objectif : stabiliser un pays déjà fragilisé par l’insécurité.
Mais en mars 2026, Bamako ne dispose que de quelques heures d’électricité par jour. Les coupures, parfois supérieures à 24 heures, affectent ménages et entreprises, en pleine période de Ramadan.

Sécurité des convois : l’échec du dispositif russo-malien

La crise s’explique aussi par des failles sécuritaires. Entre septembre et décembre 2025, près de 130 camions-citernes ont été détruits par le JNIM. Le 9 mars 2026, une embuscade contre un convoi russo-malien a causé plusieurs morts, dont des éléments d’Africa Corps.

Ces attaques remettent en cause la capacité de la Russie à sécuriser ses livraisons, un élément clé de son engagement au Mali.
Pénuries et tensions sociales croissantes
Malgré les assurances du gouvernement, les pénuries de carburant sont généralisées. Les transports sont paralysés et les activités économiques ralenties. Les autorités sont accusées de minimiser la crise et de réprimer les alertes sur les réseaux sociaux.

Un contexte international aggravant

La situation est exacerbée par les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui perturbent les marchés pétroliers mondiaux. Les pays sahéliens, fortement dépendants des importations, en subissent directement les conséquences.

Une contribution particulière de Une F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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