Dié Drissa est un ancien basketteur international ivoirien. Après une carrière professionnelle en France sanctionnée par de nombreux trophées et des titres personnels , il est rentré au pays pour se replonger dans son «bain naturel». Dié Drissa prend en ce moment une part active dans la campagne pour l’élection du prochain président de la Fédération Ivoirienne de Basket-Ball (FIBB).
« Je me suis ressourcé pour savoir ce qui se passe de l’intérieur, parce que quand vous êtes quelque peu déconnecté vous voyez les choses de loin et ce n’est pas la même chose surtout avec tous les problèmes que suscitent les élections à la présidence de la fédération. Maintenant je comprends mieux certaines choses » , lance-t-il au cours d’un entretien avec Afrikipresse .
Et d’avancer parlant des problèmes qui minent le basket-ball ivoirien : « Je comprends mieux qu’il faut être au cœur de l’action , c’est-à-dire au plus près des préoccupations des gens qui se plient en quatre pour faire vivre le basket-ball ivoirien à travers de multiples charges liées aux salaires, aux équipements, aux déplacements en un mot à l’entretien du club. Surtout que le système étatique s’est trouvé défaillant. Voilà pourquoi et comment j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice en me jetant dans la bataille».
L’ancien pivot de l’USRAN de Bouaké et de la sélection nationale a porté son choix sur le candidat Agui Miezan Mathieu : « Cela s’est fait à l’observation de ce qui m’était proposé. J’ai connu le candidat Agui Mathieu depuis qu’il avait 20 ans et qu’il était étudiant à Tours en France. Il est entré dans le milieu du basket tranquillement. Il a pleinement joué même s’il n’a pas été international. De retour au pays après ses études, il est entré dans la famille du basket-ball ivoirien en étant dirigeant. Il a appris, il a fait ses armes à l’intérieur. Il s’est présenté une fois aux élections qu’il a perdues. Mais pour autant il ne s’est pas retiré du basket. Bien au contraire, il a continué à aider le basket et les basketteurs. C’est de cette manière que se gagne une élection. Elle se gagne des années avant. Agui Mathieu n’est pas en train de gagner les élections aujourd’hui mais il les a gagnées depuis qu’il a perdu la première fois. L’erreur de certains, c’est qu’ils se lèvent un matin pour dire qu’ils vont gagner les élections parce qu’ils ont un nom dans le milieu. Non, une élection se prépare des années avant. Moi Dié Drissa, même si je me présente contre Agui aujourd’hui, je perds les élections à la régulière malgré ma renommée parce que les gens ne me connaissent pas de l’intérieur et je ne suis pas au cœur de leurs préoccupations. Pendant que les autres ont démissionné ou qu’ils ont disparu, Agui a fait un suivi régulier et c’est ce qu’il récolte aujourd’hui en ayant le soutien de nombreux électeurs ».
Et d’ajouter : «J’ai regardé le contenu de son projet dans sa globalité. Il est très bon et convaincant. Sur certains points, je lui ai donné quelques conseils. Aujourd’hui, l’heure est à une autre génération de jeunes comme Agui Mathieu pour diriger la fédération comme une entreprise».
La campagne officielle pour les élections du 9 janvier 2016 s’ouvre ce jeudi. Tous les états-majors sont déjà dans la mouvance pour convaincre les électeurs.
Adou Mel