Au Bénin la hausse du prix de l’essence frelatée depuis plus de deux semaines, a fait grimper le coût des transports dans les grandes agglomérations telles que Cotonou et Calavi.
Depuis plus de 15 jours, les populations de Cotonou et environs se plaignent des frais de transports qui ont été revus à la hausse par les conducteurs de taxi, à cause de la flambée du prix de l’essence frelatée qui a presque atteint le double de son prix habituel.
L’essence frelatée au Bénin, est le principal carburant desservant la majorité de la population.
Motocyclistes ou automobilistes achètent le carburant vendu dans des bouteilles le long des voies par des jeunes et des femmes sans emplois qui, par ailleurs, sont à la recherche d’un mieux-être social et économique.
Mais depuis plus de deux semaines, le prix de ce carburant est passé de 300 francs Fcfa à 550 voire 600 francs Fca , obligeant l’ensemble des conducteurs de taxi ville et de taxi moto à revoir à la hausse les frais de transports.
« Le prix de l’essence a augmenté. Il fallait que nous augmentions aussi les frais de transports. Sinon nous risquions de rouler à perte.» a laissé entendre Timothée, conducteur de taxi-auto à Cotonou.
Selon quelques conducteurs de taxi-auto et de taxi-moto rencontrés dans le centre ville de Cotonou, l’augmentation du prix de l’essence frelatée est due à la réduction de 90 % de la subvention allouée à la vente des produits pétroliers au Nigéria, lieu de provenance de l’essence frelatée. Des avis que partagent les vendeurs d’essence frelatée à Calavi.
Pendant que l’essence frelatée est vendue à 550 voire 600 francs aux abords des voies, elle est vendue à 490 francs dans les stations-services formelles, tenues par les privées ou par l’Etat béninois.
Cela favorise de plus en plus leur prise d’assaut, aussi bien par les conducteurs de taxi, que par de simples usagers de voitures ou de motos car disent-il, l’essence est vendue à 490 f le litre contre 550 ou 600 f au niveau des sites de vente de carburant frelaté. Ce qui est très rare au Bénin.
Cependant, ces stations-services formelles, tenues par les privées ou par l’Etat béninois n’arrivent pas à satisfaire tous les usagers , la demande étant largement supérieure à l’offre.
Ariel Gbaguidi