L’université d’Abomey-Calavi (Uac), sera de nouveau paralysée mercredi 24 juin 2015 . Les étudiants grévistes réclament la signature de l’acte administratif leur garantissant les sessions de rattrapage acquises sur fond de luttes syndicale il y a quelques semaines.
Selon les trois organisations estudiantines à caractère syndical , les autorités du campus, habilitées à signer l’acte administratif, qui garantira aux étudiants notamment ceux de la Faculté des lettres arts et sciences humaine (Flash), l’organisation des sessions de rattrapages, n’ont jusque-là pas sortie la note de service annonçant la tenue de ces examens de rattrapage.
Ceci, malgré le moratoire qui leur a été donné par les trois associations à caractère syndical à savoir la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Moratoire qui a pris fin le vendredi 19 juin dernier.
Nous allons renouer avec l’opération campus ‘’mort’’ pour exiger la signature de l’acte administratif qui va garantir la tenue des sessions de rattrapage à nos camarades étudiants, a laissé entendre un des responsables de la Fneb, que nous avons rencontré dans les couloirs de cette institution estudiantine.
Pour rappel le campus d’Abomey-Calavi a été secoué, il y a quelques semaines par une série de grèves due à la suppression des sessions de rattrapage par les autorités de la Flash appuyées par le recteur Brice Sinsin et ses adjoints. Grèves marquées par une intervention des éléments de la police nationale.
Les étudiants grévistes ont par la suite obtenu gain de cause grâce à l’intervention du désormais Vice-premier ministre chargé de l’enseignement supérieur, François Abiola.
Mais la décision du ministre demandant aux autorités de l’Uac d’organiser lesdites sessions de rattrapage, peine à être mise en exécution. Ce qui suscite de nouveau la colère des étudiants.
Ariel Gbaguidi