Parti du palais de Kossyam dans la capitale burkinabé Ouagadougou, le vendredi 31 octobre, c’est aux environs de 22 h 00 mn que le cortège de l’ex-président Blaise Compaoré a franchi l’entrée principale de la Résidence des Hôtes d’Etat dans le palais présidentiel de, Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne.
Des riverains de ce Palais présidentiel témoignent: « Il était 22h00 moins, lorsqu’ on a perçu une colonne de véhicule de type 4×4 et autres voitures de luxes, une vingtaine à peu près, franchir l’entrée centrale 2 du Palais, laquelle est réservée aux chefs d’Etat et de gouvernement du pays, ainsi qu’aux hôtes de marques en visite à Yamoussoukro.
C’est comme cela depuis l’époque de feu le président Félix Houphouët Boigny, jusqu’à ce jour. C’est alors qu’on s’est dit que ça ne peut être que le président Blaise Comparé, surtout à cette heure là et au vu du déroulement des évènements dans ce pays voisin de la Côte d’Ivoire. De plus nous n’avions pas eu écho d’une visite d’un quelconque Chef d’Etat ou de gouvernement étranger, dans la capitale, cette semaine, ni du président Ouattara”
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Le cortège du natif de Ziniaré aurait joué de ruse et de stratégies, depuis le Faso pour traverser les localités sans attirer une grande attention autour de l’impressionnant nombre de véhicules.
A chaque entrée et sortie d’une ville le cortège se scindait en plusieurs équipes de deux ou trois véhicules qui devançaient . C’est au corridor Nord de la ville de Yamoussoukro, quartier Morofé, axe Bouaké- Yamoussoukro, qu’une unique colonne a été constituée.
La présence de ce voisin prestigieux, est au menu des causeries et des polémiques, dans les maquis, bars, restaurants et autres lieux de rassemblement de la ville. Chacun y va de son commentaire.
«Vraiment les burkinabé ne devraient pas remercier ce monsieur comme cela. Il a trop fait pour ce pays. (…) Est ce qu’il pourra supporter longtemps le coup ? Pourquoi, c’est ici il vient ? Ne va-t-il pas utiliser le pays comme base arrière pour tout mélanger encore chez lui? Le président Ouattara est reconnaissant car sans cet homme, nous n’aurions pas eu la paix, chez nous “, sont les quelques commentaires entendus.
Diallo Harry, à Yamoussoukro