AFRIKIPRESSE-Paris. Une délégation de l’Amnesty International en visite au Burkina Faso s’est entretenue au président du Conseil National de la Transition (CNT) mercredi 29 avril 2015 pour demander une enquête indépendante.
Selon l’organisation, cette enquête s’avère nécessaire pour des actions judiciaires contre l’utilisation excessive de la force lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 aboutissant à la démission de l’ancien président Blaise COMPAORE.
Après des investigations sur le terrain, Amnesty International a rendu public le 15 janvier 2015 son rapport intitulé « Qu’est-ce qu’ils avaient dans la tête pour tirer sur les gens ? » avançant une dizaine de morts et des centaines de blessés durant cette période.
Ce sont des éléments de l’ancienne garde présidentielle, le fameux RSP (Régiment de Sécurité Présidentielle) du régime précédent, qui avaient été à l’origine de ces actes meurtriers.
À cette époque, Amnesty International avait déjà réclamé en vain une enquête pour mettre un terme à l’impunité.
Chef de délégation, Gaëtan Mootoo (spécialiste de l’Afrique de l’Ouest au sein d’Amnesty International) a invité le président du CNT, Sheriff Sy d’être leur interprète auprès des dirigeants de la Transition en vue de la concrétisation des recommandations de l’Ong internationale, par la mise sur pied de cette enquête impartiale.
Il a aussi sollicité que lumière soit faite sur le cas des détenus burkinabés qui ont fait l’objet de tortures et de mauvais traitements lors de leur détention.
James RAMAROSAONA