AFRIKIPRESSE-Ouaga. La communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) tient à la réussite de la Transition politique, consécutive à la chute du président Blaise Compaoré en fin octobre 2014, et entend y contribuer à sa façon. A cet effet, cette organisation panafricaine organise, du 24 au 26 février 2015 à Ouagadougou, un séminaire de formation sur le thème : « Réussir la Transition démocratique au Burkina Faso ». Cette activité, menée en collaboration avec la Fondation allemande Hanns Seidel, regroupe des responsables de l’Administration, des membres du Conseil national de la Transition (CNT), la société civile, des représentants de la presse et bien d ‘autres acteurs. Des communications suivies d’échanges sur des sujets d’intérêt vont meubler le temps des participants. Et les thèmes à aborder sont : les facteurs déterminants de la réussite de la Transition, l’ancrage démocratique de l’armée dans un Etat de droit et l’éthique des médias et de la communication politique peuvent être évoqués. Les exposés seront animés par plusieurs spécialistes, dont le ministre nigérien des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum. Pour celui-ci, il faut des « réformes audacieuses afin que le Burkina de demain ne soit pas celui d’hier ». A son avis, « il faut jeter les bases d’une gestion économique moralisée en luttant vigoureusement contre la corruption et l’impunité ». Donnant le top de départ des travaux, le président du Faso, Michel Kafando, s’est réjoui de ce que ce séminaire de formation planche sur les « principaux défis de la Transition en vue de rechercher les voies et moyens pour les relever ». Et il reste convaincu que « Plus sûrement, nos capacités seront renforcées, plus rationnellement nous nous acquitterons avec efficacité de cette mission cruciale que le peuple burkinabè nous a confiée ». Le secrétaire général par intérim de la CEN-SAD, Ibrahim Sani Abani, a signifié aux participants que le séminaire va exiger d’eux, une « mobilisation intellectuelle » et un « engagement patriotique » transcendant les intérêts partisans.
Eric DELAPLUME