Le chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso, Alain Holleville, a réaffirmé, lundi 9 février 2015 , à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le soutien de son institution au processus de la Transition en cours dans ce pays.
« Pour nous Européens, l’essentiel c’est que le processus de la Transition ne soit pas mis à mal ou entravé. Il est important que tous les acteurs dialoguent », a-t-il indiqué à l’issue du tête-à-tête. Ce qui préoccupe surtout l’UE, c’est la « bonne » préparation des élections législatives et présidentielle couplées prévues pour le 11 octobre. L’institution entend accompagner le Burkina en cette période cruciale de son histoire sociopolitique. « Nous continuons à apporter notre appui au Burkina Faso, à travers nos programmes habituels, et nous travaillons à deux mesures exceptionnelles liées à la période transitoire. La première mesure, c’est un appui aux élections, sous forme financière et technique, et la présence d’une mission d’observation électorale (…). L’autre mesure, c’est un appui budgétaire exceptionnel, qui n’était pas prévu pour le Burkina en 2015 », a relevé M. Holleville, qui estime que les troubles sociaux à répétition ne doivent pas détourner les autorités de la Transition de leur mission fondamentale d’organisation d’élections « libres » et « Transparentes ». Faisant allusion à l’annulation du Conseil des ministres du 4 février dernier, à la suite d’un mouvement d’humeur du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), il a souligné que « toute entrave à la Transition est inacceptable ».
Eric DELAPLUME