Peu habituée à commenter l’actualité du continent en dehors des prix qu’elle décerne et de son indice de bonne gouvernance, la Fondation Mo Ibrahim , par le biais de son porte-parole, a réagi sur la situation au Burundi, dans un communiqué ce 11 mai 2015.
«En tant qu’organisation qui se consacre au renforcement de la gouvernance et du leadership sur le continent, nous suivons avec préoccupation l’évolution de la situation au Burundi.» , note le conseil d’administration de la fondation pour justifier sa prise de position, d’autant plus, estime-t-elle que « l’escalade des tensions et de la violence, et l’accélération du nombre de réfugiés, découlent de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat».
Le décor ainsi planté et face à la situation la Fondation invite « le Président Nkurunziza à trouver un compromis crédible et acceptable avec les différents acteurs concernés, y compris les représentants de la société civile du Burundi » .
Et d’insister : «C’est au Président qu’il revient de restaurer la paix et l’harmonie dans son pays et d’éviter l’effusion du sang de son peuple» , avant d’adresser presqu’une supplique à l’homme fort de Bujumbura qui défie aussi bien son peuple, que presque le monde entier: « De grâce, Monsieur le Président, reconsidérez votre position ».
Charles Kouassi