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Burundi : OIF condamne , RSF dénonce

Par Charles Kouassi28 avril 2015

AFRIKIPRESSE- Paris. Dès le premier jour de la manifestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza entraînant de perte de vies burundaises, le dimanche 26 avril 2015, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a réagi.

Dans un communiqué, la SG de la Francophonie Michaëlle JEAN fait part de sa préoccupation : « Toute violence doit être condamnée avec la plus grande énergie ».
Lors de la journée de ce dimanche, l’affrontement entre les manifestants et les forces de l’ordre s’est terminé par la disparition de deux opposants burundais tués par balles.
L’OIF a rappelé que le mandat premier des forces de sécurité est « d’assurer avec professionnalisme et rigueur, la sécurité des personnes »
La manifestation de Bujumbura faisait suite à l’annonce du parti au pouvoir CNDD-FDD le samedi 25 avril, en faveur de la candidature du président en exercice Pierre NKURUNZIZA pour un troisième mandat. Ce qui n’est pas conforme aux Accords d’Arusha et est vivement dénoncé par l’opposition et la société civile locales.
La Francophonie veille au respect de l’état de droit et de la bonne gouvernance de ses pays membres. Mme Michaëlle JEAN qui a déjà nommé en avril dernier l’ancien président de Cap Vert, Antonio Mascarenhas MONTEIRO comme Envoyé Spécial pour la région des Grands Lacs vient de mobiliser ce dernier, pour agir dans ce sens.

Une manière pour l’OIF d’afficher sa disposition de contribuer à la consolidation de la paix au Burundi. Ce qui risque de ne pas être facile, d’autant plus que lundi 27 avril 2015, la police locale a arrêté le leader de la principale organisation de défense des droits de l’homme de Burundi, Pierre Claver MBONIMPA.

Les autorités ont également retiré l’autorisation d’émission de la Radio publique africaine (RPA), la station la plus écoutée dans le pays. Une décision qualifiée « d’arbitraire » par l’organisation de défense de liberté de la presse Reporters Sans Frontières.

« Le président burundais et son parti affichent ouvertement leur volonté de réduire les médias au silence, par tous les moyens. En muselant les médias, le président NKURUNZIZA confirme les craintes de ses détracteurs, qui lui prêtent des velléités despotiques et de vouloir remettre en cause l’issue démocratique lors des élections législatives et présidentielles à venir » a déclaré Cléa KHAN-SRIBER, Responsable Afrique de RSF.

James RAMAROSAONA

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