Sport

CAN 2025 : La douleur des Ivoiriens après l’élimination face à l’Égypte

Par Adou Mel11 janvier 2026

Venus en grand nombre à Agadir pour soutenir leur sélection nationale lors du quart de finale de la CAN 2025 disputé le samedi 10 janvier 2026 face à l’Égypte, les supporters ivoiriens sont repartis profondément déçus après l’élimination des Éléphants. Pour beaucoup, la nuit entre samedi et dimanche a été longue, difficile, et le réveil tout aussi pénible.

Le réveil douloureux des supporters ivoiriens à Agadir

La désillusion a été immense. Dans le froid du désert d’Agadir, les Ivoiriens qui avaient fait le déplacement avec l’espoir secret de voir leur équipe accéder au dernier carré ont vécu une véritable épreuve. L’optimisme affiché avant la rencontre a brutalement laissé place à l’amertume et à la frustration. Ils sont repartis « la queue entre les jambes », sonnés par le verdict final. Les uns ont même quitté la ville la même nuit.

Déjà au stade, la douleur était palpable. Certains supporters ont fondu en larmes. La sortie des gradins, dans les escaliers du Grand Stade d’Agadir, s’est faite dans un silence lourd. L’enthousiasme et la ferveur observés avant le coup d’envoi avaient disparu. « J’y ai cru jusqu’au bout, mais la réalité est là. Je n’arrive pas à évacuer cette peine », confie Koné Ibrahim, venu de Casablanca, entouré de ses amis drapés aux couleurs ivoiriennes.

« Ce qui me fait le plus mal, ce sont les buts faciles encaissés. On pouvait les éviter », ajoute, amer, Zézé Régis, venu de Rabat.

Hommes et femmes n’ont pas voulu se faire conter l’aventure des Éléphants. Dans les différents groupes de supporters, on retrouvait des Ivoiriens vivant au Maroc, des amis de la Côte d’Ivoire, mais aussi des supporters venus d’autres pays.

« On espérait au moins une demi-finale. Ça n’a pas marché. Il faut maintenant qu’on nous explique ce qui s’est réellement passé », dénonce Doffou Bruno, rencontré à la grande gare d’Agadir en compagnie de son épouse. Le couple, venu du Canada, s’apprêtait à rejoindre Casablanca ce dimanche 11 janvier 2026. Comme eux, de nombreux Ivoiriens attendaient leur départ, reconnaissables aux couleurs nationales qu’ils arboraient fièrement malgré la déception.

Venue spécialement d’Abidjan, Konan Aya Pauline n’a pas caché sa tristesse. Elle souhaite surtout que le sélectionneur tire les leçons de cette élimination afin de mieux préparer l’équipe pour les prochaines échéances. Réunis par petits groupes et par affinités, les supporters ivoiriens refont inlassablement le match : ils analysent, jugent, critiquent, regrettent et proposent. Tous restent profondément marqués par la douleur de l’élimination. Pendant que certains, épuisés, tentaient de récupérer à travers un sommeil réparateur, d’autres restaient scotchés à leurs téléphones portables, cherchant à oublier, ne serait-ce qu’un instant, cette épreuve difficile.

Adou Mel, envoyé spécial à Agadir (Maroc)

📱 Version mobile accélérée (AMP)

Voir la version complète avec commentaires