Battue et éliminée par la Côte d’Ivoire (3-0) le mardi 6 janvier 2026 au Grand Stade de Marrakech, en huitième de finale de la CAN 2025 de football, la sélection burkinabè a vu son parcours s’arrêter prématurément. Au terme de cette rencontre, Steeve Yago, défenseur des Étalons du Burkina Faso, s’est confié à Afrikipresse.fr. Déçu mais lucide, le joueur de l’Aris Limassol se projette déjà vers l’avenir.
Êtes-vous déçu après cette défaite face à la Côte d’Ivoire ?
Oui, la déception est normale parce que nous sommes éliminés d’une compétition. Nous voulions faire mieux, montrer un meilleur visage. Malheureusement, c’est le football : il y a toujours un vainqueur et un perdant, et cette fois-ci, c’est nous. Maintenant, il y a une génération qui pousse derrière, il faudra l’accompagner et l’aider à relever la tête.
Pensiez-vous réellement pouvoir battre la Côte d’Ivoire ?
Bien sûr. Nous étions motivés à tous les niveaux, même si nous savions que ce ne serait pas facile. Nous avions une grande ambition, celle de remporter le titre. Au final, nous nous arrêtons en huitième de finale. Ça fait mal, mais il faut l’accepter.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné durant cette rencontre ?
Je pense que la Côte d’Ivoire a été meilleure que le Burkina Faso à tous les niveaux. Ce n’est pas facile à dire, mais il faut le reconnaître et l’accepter. Nous avons eu quelques situations dans le match, mais cela a été insuffisant. Il faut tirer les leçons de cette défaite pour être meilleurs à l’avenir.
Justement, comment envisagez-vous l’avenir ?
Il faut continuer à travailler pour repartir du bon pied. Comme je l’ai dit, il y a une bonne génération derrière. Il ne faut pas se dire que tout est fini après cette élimination et tout abandonner. Bien au contraire, il faut redoubler d’efforts pour rebondir.
Éliminés de la Coupe du monde 2026 et sortis dès les huitièmes de finale de la CAN 2025, cela n’est-il pas inquiétant ?
Pour cette saison, oui, mais pas pour l’avenir. Chaque année, il y a des compétitions. Nous allons nous remettre au travail pour préparer la CAN 2027. C’est très important. Je le répète, il n’y a pas lieu de se décourager. Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain.
Comment voyez-vous la suite de la CAN 2025 ?
Je souhaite bonne chance à toutes les équipes encore en course. Que le meilleur gagne.
Entretien réalisé par Adou Mel, envoyé spécial à Marrakech (Maroc)