Culture

Collectif de la Côtière : “Il faut que l’Ivoirien cesse d’avoir peur en période électorale”

Par La Rédaction31 juillet 2025

Le Collectif de la Côtière, souhaite que l’Ivoirien cesse d’avoir peur en période électorale.

À l’approche de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le Collectif de la Côtière a sorti une chanson aux sonorités Mapouka pour sensibiliser à la paix. Dans cet entretien, le groupe constitué de Nathy Lova, Alain Hozalem et quatre autres membres, veut croire en des élections apaisées cette fois-ci. Il invite les acteurs politiques à privilégier le pays et à œuvrer pour que les Ivoiriens n’aient pas peur en période électorale.

LCB : Bonjour Nathy Lova et Alain Hozalem. Vous êtes deux artistes ivoiriens qui avez formé un Collectif d’artistes de la Côtière, avec quatre autres membres. À l’approche des élections présidentielles, votre Collectif a sorti une chanson de sensibilisation pour la préservation de la paix. Dites-nous-en un peu plus.

Nathy Lova : Le projet, il est très intéressant. Vous avez dit tout à l’heure qu’on tend vers les élections. C’est donc normal que nous, artistes, apportions notre contribution au bon déroulement de cet événement politique. On s’est réunis et on a donné notre voix pour une chanson de sensibilisation pour des élections apaisées. Nous souhaitons que cette fois-ci ces élections se passent sans tension ni heurt. Il faut que l’Ivoirien cesse d’avoir peur en période électorale, que tout soit vraiment fluide pour que la Côte d’Ivoire soit un pays exemplaire.

Et qu’est-ce que vous dites, notamment dans la chanson ?

Naty Lova : On demande aux hommes politiques de se donner la main, de s’entendre pour que nous allions vers une élection apaisée. Il faut qu’on s’unisse pour un pays plus fort, plus grand et pacifique.

Alain Hozalem, vous êtes à l’origine de la création de ce Collectif…

Alain Hozalem : Je suis le fondateur de ce mouvement, avec le président Zanga Coulibaly, un monsieur qui aime beaucoup les artistes, sans trier. J’ai appartenu à des groupes qui ont marqué la Côte d’Ivoire sur le plan musical. En 1992, avec le groupe Vegas. En 2000 on a changé le nom du groupe qui est devenu Hozalem, qui a connu un succès avec le tube “Doumayo”. En 2002 on a fait “Haut les cœurs”. En 2019 on a fait “Ambiance à Hozalem”.

Nathy Lova, membre du Collectif de la Côtière. © DR

Et vous êtes aujourd’hui de retour à travers votre Collectif de la Côtière. Qu’est-ce que vous espérez du public ?

Alain Hozalem : On dit au public qu’on revient en force parce qu’on entend rarement parler de la Côtière. Alors qu’il porte notre œuvre, et c’est la musique ivoirienne qui gagne.

J’ai écouté votre chanson. C’est une sonorité d’ambiance Mapouka. Comment choisir le thème d’élection apaisée avec du Mapouka ? Ça ne fait pas un peu bizarre ?

Alain Hozalem : En dansant, tu es à l’aise, et tu te dis que bon, il n’y a pas de problème, tu t’en fous, mais positivement. Donc on fait danser les Ivoiriens pour leur dire, amusons-nous que d’avoir peur, que de se lever pour faire la guerre. La guerre détruit, dansez dans la joie est mieux. C’est ce qu’on veut dire. C’est donc possible de sensibiliser pour la paix à travers le Mapouka.

Naty Lova : Tu es un maçon, tu peux faire un édifice avec ton ciment pour unifier les cœurs. Si tu es un peintre, tu n’as qu’à faire une peinture pour dire que tu es pour la paix. Nous, les artistes, nous n’avons que notre voix pour parler de la paix, donc il faut que la presse s’intéresse à nous et surtout à ce qu’on dit dans la chanson, qui est tellement poignant. Notre chanson est disponible dans les supports de visionnage. Nous avons besoin d’encouragement.

Louis-César BANCÉ

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