Après la première mésentente entre le bureau de presse de la Présidence de la République et les associations des médias guinéens autour de la cérémonie de prestation de serment d’Alpha Condé, les journalistes de presse privée et étrangère, accrédités, n’ont pas pu avoir accès à la salle proprement dite.
Selon un confrère sur place, à l’exception des journalistes de la radio télévision guinéenne –RTG- (médias de service public), aucun journaliste d’un organe privé ou étranger n’est habilité à accéder à la salle qui abritera l’événement.
La dizaine de journalistes est cloîtrée dans une espèce d’antichambre appelée ‘’ Zone B’’. À partir de cette salle, ces journalistes sont tenus de suivre les images retransmises par la RTG, comme de citoyens ordinaires, venus assister au spectacle.
Un confrère d’une radio locale avec qui Afrikipresse a échangé, a regretté cet état de fait en évoquant ses inquiétudes. « C’est une très mauvaise organisation. Nous sommes des journalistes et non des militants. Au lieu de laisser la presse entrer et faire son travail, on permet à des militants d’occuper la salle et nous, nous sommes écartés. Ici, je ne peux même pas prendre un son audible pour la radio. Pire, avec les Présidents invités, nous ne pourrons pas réaliser des interviews », a-t-il déploré sous anonymat.
Un autre, regrette le fait d’être à cette place. « L’ambiance est morose ici. Mieux valait rester à la maison pour suivre l’événement ».
Interrogé sur les raisons de cet isolement, le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara a expliqué : « au même titre qu’un certain nombre d’institutions, de personnes ressources, de membres de partis politiques et de la société civile, l’accès à la salle principale a dû être limitée. Vous savez qu’au grand maximum, ce sont un peu moins de 2.200 places qui sont disponibles. Nous étions donc obligés de faire un tri pour pouvoir limiter l’accès, en permettant aux professionnels d’abord d’avoir un espace à l’intérieur duquel ils pouvaient recueillir toutes les informations nécessaires, en demandant à la RTG de faire en sorte que les images et les sons soient accessibles à tous.(…) Mais il faut comprendre qu’il n’était pas possible avec le niveau de sécurité requis, le nombre et la qualité d’images et de sons, que toute la presse ait accès à cette salle ».
Aliou BM Diallo