Lire ci-dessous la contribution du journaliste consultant ivoirien André Silver Konan.
” Comment reconnaître un nostalgique des années “On zon pompé Baygon” (ce détestable chant patriotique qui a fait tant de ravages criminels dans le rang des étangers et autres personnes accusées à tort ou à raison de soutenir la rébellion) ?
C’est simple. Dis-lui que le taux de participation à Korhogo (plus de 225 000 habitants) frôle les 90%, pour lui cela ne comptera pas devant le taux d’abstention de Gagnoa (135 000 habitants).
Dis-lui que Ouattara a gagné avec plus de 80% à Bouaké, deuxième ville du pays, cela ne comptera pas pour lui, parce qu’il ne s’en tiendra qu’aux chiffres de Daloa, troisième ville du pays.
Dis-lui que Kong, ville d’origine de Ouattara, a fait 100% pour ce dernier, cela ne comptera pas pour lui, il s’en tiendra aux 5% de Mama, village natal de Gbagbo.
Si vous ne comprenez pas cela, vous avez là certaines clés pour comprendre comment a pu naître la crise postélectorale de 2010.
Pour ce négationniste invétéré et ce théoricien du complot permanent, la Côte d’Ivoire s’arrête à Bouaké et tout ce qui se fait au-delà ne compte pas. A quoi donc sert-il de discuter avec un homme du passé, aux idées dépassées ? Et vlan !”