Dans une interview diffusée par la 1ère chaîne de télévision ivoirienne dimanche 17 décembre 2017, le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Augustin Sidy Diallo a demandé pardon aux Ivoiriens, un mois après l’élimination des Éléphants du Mondial 2018.
« C’est dommage. Comme les Ivoiriens, j’ai été peiné et attristé par cette élimination. Pour cela je demande pardon à tous. Nous devons savoir profiter de cette défaite pour reconstruire. Nous devons donc tirer les leçons de cet échec », a-t-il confessé d’entrée. Il s’est dit surpris du montant du dédommagement de Marc Wilmots annoncé par l’opinion. « Nous n’avons pas déboursé 580 millions de F CFA pour le dédommager. Je peux vous assurer que ce chiffre n’est pas juste », a-t-il précisé-t-il sans relever le montant exact, pour selon lui, respecter la clause de confidentialité du contrat. Sidy Diallo s’est dit surpris des informations selon lesquelles, le technicien belge a été recruté par son fils : « Je suis né dans le football et je sais ce que je fais. C’est manquer de respect aux membres du Comité Exécutif de la FIF que d’affirmer ce genre de choses. Ce n’est pas du tout vrai ».
« Après une défaite, on dit beaucoup de choses, c’est normal. Je ne cesserai de demander pardon. Je n’ai pas été élu pour partir sur un coup de tête. En six ans, j’ai fait plus que mes prédécesseurs. Chaque année, je ramène au moins une médaille à la Côte d’Ivoire. Je suis élu pour 4 ans donc j’irai jusqu’au bout de mon mandat qui expire en février 2020 », a-t-il rappelé à ceux qui demandent sa démission.
Qualifié d’homme aux rapports difficiles, Augustin Sidy Diallo a réfuté : « Je ne suis pas difficile. Je suis aussi un homme et je peux commettre des erreurs. Si tel est le cas, qu’on me le fasse savoir pour que je demande pardon. Quand j’ai raison, je pardonne aussi ».
Attendu sur ses rapports qualifiés de difficiles avec son prédécesseur, Jacques Anouma, le patron de la FIF a fait remarquer que ces rapports sont plutôt bons nonobstant quelques incompréhensions : « Il n’y a pas de problèmes avec Jacques Anouma dont j’ai plusieurs collaborateurs dans mon bureau sur son conseil. Je l’ai soutenu publiquement quand il était candidat à la CAF et il le sait. Aux Seychelles, j’ai voté contre la résolution qui l’éliminait. J’ai gardé toutes les preuves de mon soutien dans un coffre secret. Je ne poserai jamais un acte contre un frère ivoirien à l’étranger. Dans toute chose, il faut le respect des textes. Donc Jacques Anouma n’a pas le droit de ternir l’image de notre association. Je lui demande de jouer son rôle de président d’honneur en appliquant les articles 19, 20 et 21 de nos textes ».
Avec Ahmad Ahmad, le président de la CAF, les rapports sont également au beau yfixe, note-il: « Ahmad Ahmad sait que j’ai soutenu le président Issa Hayatou mais après son élection, nous lui avons adressé un courrier pour le féliciter, et lui dire que nous sommes à sa disposition pour le bonheur du football africain. À l’occasion de sa prochaine visite en Côte d’Ivoire, nous allons aplanir des points de divergence ».
Pour le reste, Sidy Diallo reste confiant en l’avenir du football ivoirien avec la formation et l’accroissement des infrastructures, les droits télé, l’assurance-maladie…
« Notre objectif, c’est la CAN 2021 », a-t-il dit. Pour réussir ce grand challenge, il a invité à la cohésion de tous les acteurs, et à un débat civilisé dans les cadres formels. D’où son appel aux dissidents pour rejoindre les rangs.
Adou Mel