Politique

Côte d’Ivoire : Gossio réfute des critiques sur l’aspect ” tribal ” de l’agenda de la tournée européenne d’Affi N’Guessan

Par Charles Kouassi17 juin 2015

Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi) effectue en ce moment une tournée européenne de deux semaines , avec en point de mire une escale attendue en France , où il échangera avec l’ensemble des militants du Fpi, le samedi 27 juin prochain à son hôtel parisien.

 

Le programme officiel remis à la presse mentionne des rencontres entre le numéro 1 du parti de Laurent Gbagbo et des communautés ‘’Akan’’, ‘’Krou’’ et ‘’Mandé du sud’’, etc. Une partie de l’opinion nationale ivoirienne qualifie ces rencontres de ‘’tribales’’ , ‘’claniques’’ et ‘’ethniques’’.

« Le président Affi a été premier ministre . À ce titre quand il partait à l’extérieur , il rencontrait simplement les ivoiriennes et les ivoiriens sans tenir compte de leur origine ethnique. Mais pourquoi maintenant, il rencontre les communautés et les ivoiriens selon leur origine ethnique ? Y’a problème! », explique un citoyen qui attiré l’attention d’Afrikipresse.fr sur le sujet.

Interrogé , Marcel Gossio , son directeur de campagne pour la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire explique : « Non ce n’est pas une question de tribalisme. C’est le programme officiel qui a été établi que je viens de vous dévoiler. Il va rencontrer des autorités politiques de ces différents pays ainsi que les militants du FPI qui vivent dans ces pays. Il va rencontrer la communauté ivoirienne à Paris comme partout où il ira. Maintenant, en marge de ces visites officielles, il va effectuer d’autres rencontres. Par exemple, moi je suis Wê, si je pars à Paris et que les gens de ma communauté veulent m’inviter à manger ou à me faire tel ou tel cadeau, voulez-vous que je refuse ? Non ! Mais dire que je pars à Paris pour rencontrer que les Wê, cela n’a pas de sens ! C’est le cas du président Affi N’Guessan. S’il arrive que les gens de Bongouanou ou de son village tiennent à le recevoir, voulez-vous qu’il décline l’invitation ? Il ne peut pas refuser, surtout qu’il est déjà sur place. Sinon, ce n’est pas cela l’objectif premier de cette tournée ».

L’ancien Directeur général du Port autonome d’Abidjan poursuit : « C’est une tournée comme il en a fait en Afrique. Il est parti au Mali, au Niger et le voyage de la Guinée a été ajourné parce que ce pays est dans une période électorale. Et maintenant, il a décidé d’étendre le voyage au plan international, au-delà du continent puisque les sanctions de l’ONU qui le frappaient ont été levées. Il est donc parti pour rencontrer les militants du FPI qui sont en Europe , puis pour renouer les contacts avec des hommes politiques des pays qu’il aura à visiter puisqu’il est chef d’un parti politique qui vient de sortir de prison. C’est ainsi qu’il est actuellement en Italie et après, il sera en France puis en Belgique. Certainement qu’il rencontrera nos amis du parti socialiste ».

Marcel Gossio a également révélé pourquoi il n’est pas encore inscrit à l’agenda de la tournée du président du FPI, une escale à la Cour pénale internationale (CPI), à la Haye, pour une visite à Laurent Gbagbo qui y est détenu depuis le 29 novembre 2011 :  «C’est un problème récurrent qu’on explique tous les jours. Aller à la CPI, ce n’est pas comme aller à la MACA (Maison d’arrêts et de correction d’Abidjan : Ndlr). C’est une longue procédure pour y être reçu. Il a écrit et il attend la réponse. Il ne peut pas dire comme la réponse de la CPI ne vient pas, donc, je n’effectue pas des tournées. Dès que la réponse tombe lundi, le mardi, il sera à la CPI. Ce n’est pas parce qu’il est en Europe qu’il va débarquer comme cela à la CPI sans y avoir reçu un accord préalable ».

Claude Dassé

 

 

 

📱 Version mobile accélérée (AMP)

Voir la version complète avec commentaires