Annoncée par une partie de la jeunesse ivoirienne proche de l’opposition , ‘’la journée nationale de contestation’’ a été réprimée , mardi 9 juin 2015 , par la police à coups de matraques et de gaz lacrymogène.
«Plusieurs de nos camarades ont été grièvement blessés et certains ont été arrêtés par la police, lors de cette journée nationale de contestation que nous voulions pacifique » , a déclaré Dahi Nestor, l’un des initiateurs de la marche.
Selon lui , la réaction de la police ne se justifiait pas parce que des démarches ont été entreprises auprès des autorités : « Lorsque le DG de la police dit que nous n’avons aucune autorisation pour marcher, ce n’est pas vrai. Nous avons écrit au Ministère de l’Intérieur, nous avons les documents avec nous ici. Nous avons les décharges du dit ministère avec nous. Lorsqu’on a été reçu au ministère , il nous a été dit que notre courrier n’a pas vite acheminé au cabinet du ministre , tout en demandant de reporter la manifestation pour deux semaines, le temps qu’ils s’organisent pour l’encadrer. Nous leur avons dit que cela n’était pas de notre fait, parce que nous leur avons écrit depuis le 21 mai 2015. Ils le savent très bien, notre courrier est dans leur archive donc, on ne peut pas dire que les autorités n’ont pas été informées ».
Faisant le point partiel de la marche qui devrait se tenir sur l’étendue du territoire national, Nestor Dahi indique que comme Yopougon , plusieurs autres communes du district d’Abidjan et une quinzaine de ville de l’intérieur du pays dont Aboisso ont répondu à l’appel et a dit : « Nous avions aussi pour souci de marcher sur la Rti afin que tous les courants de pensée puissent y avoir accès parce que nous payons tous la redevance , sans exception, mais nos camarades ont été pris en chasse par la police ».
Il a promis remettre le couvert dans les jours à venir.
Claude Dassé
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