AFRIKIPRESSE-Abidjan. Le maire Joachim Beugré s’est également prononcé sur le procès des proches de Laurent Gbagbo : «On espère vraiment que la justice soit équitable et après les procès auxquels nous sommes en train d’assister, qu’il y ait d’autres procès parce qu’il y a beaucoup de chose qui se sont passées en Côte d’Ivoire. Il faut juger les uns, mais il faut aussi juger les autres. Qu’on soit de gauche, de droite ou du centre, il faut que tout le monde soit jugé. Il faut que la justice passe par là et après, nous ferons une réconciliation avec une base plus solide».
Evoquant ensuite sa recette pour sa réconciliation nationale, le premier magistrat de Jacqueville, pense que la solution véritable appartient au numéro 1 ivoirien. « Il serait prétentieux de ma part de parler de recette mais je pense que la clé de la réconciliation vraie est entre les mains du président de la république. Je me mets encore dans la mentalité d’Africain. Car, en Afrique, lorsque dans une maison des enfants se battent, c’est soit le plus âgé, soit le père qui use d’autorité. Quelquefois, quelqu’un peut avoir tort mais au nom de la paix et au nom de la réconciliation, on ferme les yeux sur un certain nombre de chose. J’espère, et je suis même convaincu qu’après l’étape de la Justice, le président Ouattara qui est un digne successeur du Président Félix Houphouët Boigny fera parler son cœur pour , au nom de la magnanimité, au nom d’une paix durable, poser des actes qui vont amener la joie dans des familles. Et que ceux qui ne méritent pas d’être en prison sortent et que restent uniquement en prison des bandits de grands chemins. Car, le reste n’a pas sa place en prison » .
Claude Dassé
AFRIKIPRESSE-Abidjan. À quelques jours de l’inauguration du pont de Jacqueville, Afrikipresse.fr a rencontré le maire de la Commune qui a accepté de se prononcer sur d’autres sujets de l’actualité en Côte d’Ivoire: «Je voudrais d’abord vous rassurer que je suis resté journaliste dans l’âme. Je ne suis d’aucun parti politique; d’ailleurs, j’ai été élu en tant qu’indépendant à la tête de la commune de Jacqueville. Mais, je peux me permettre d’avoir des avis. Je me désole de voir ce qui est en train de se passer au Front populaire ivoirien. Je me suis dis que l’alternance politique ne devrait pas effacer ou détruire le parti qui n’est plus au pouvoir. Le FPI est engagé dans les querelles, je ne peux pas juger parce que je n’ai pas les tenants et les aboutissants qui amènent les uns et les autres à se déchirer. Mais je trouve cela dommage. Nous, nous souhaitons que la paix revienne au FPI et que ce parti joue son rôle d’opposition parce qu’un pays sans opposition est un pays où il n’existe pas de démocratie ».
Claude Dassé