La question des primes impayées est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Alassane Ouattara s’est alors souvenu que s’il avait écouté le ministre des Sports, il n’aurait peut être pas attribué le budget présenté par la Fif pour la coupe d’Afrique .
Lorsque la crise a débuté , le chef de l’État s’est dit : encore Alain !
Alassane Ouattara aurait estimé que le ministre des Sports n’avait pas besoin de mener certaines batailles.
« Si par exemple , Sidi Diallo et la Fif gèrent mal, il revient au Trésor, aux ministres en charge des Finances, ou aux structures chargées des questions de gouvernance, de s’en charger. Le contrôle à priori de la gestion de la Fif, ou du fonds dégagé pour la Can , ne fait pas partie des prérogatives du ministre des sports , qui s’est mêlé à des détails, et à des petites palabres. Même après le trophée remporté , le ministre avait continué à dire que les 3,5 milliards Fcfa dégagés pouvaient servir à jouer deux coupes d’Afrique. N’en faisait-il pas trop ? Ne présentait-il pas sans le vouloir, le chef de l’État comme cautionnant la gabegie à la Fif ? », confie un interlocuteur bien introduit à Abidjan.
Tout le monde remarque qu’Alain Lobognon n’avait pas été décoré après la victoire à la Can, au même titre que tous les autres acteurs.
Combien de fois a-t-il d’ailleurs été décoré par la Grande chancellerie depuis l’avènement du président Ouattara ?
« Le chef de l’État aime Alain Lobognon mais cette fois, il a pensé que son petit , en avait fait un peu trop ! C’est pour cela qu’il a été sorti du gouvernement, alors que l’on pouvait lui retirer simplement les Sports. Ou même encore la Jeunesse, pour ne lui donner ne serait-ce que les Loisirs, comme Billon qui n’a désormais que le Commerce. Un moment donné il avait même ème été question d’une permutation, mais le président a décidé de s’affranchir des interventions», ajoute notre source.
À lire P comme Président de la Fif
C. K