Le chef de l’Etat ivoirien s’est prononcé sur l’agenda des élections d’après la présidentielle. Interrogé au cours d’une conférence de presse à Odienné sur les dates de la tenue des élections législatives et municipales prévue en principe un an et deux ans après la prochaine présidentielle , Alassane Ouattara a dit n’exclure aucune option tout en affirmant sa préférence pour la tenue immédiate des autres scrutins.
” Par rapport aux élections locales , a expliqué le président ivoirien , l’idéal serait pour nous qu’on revienne bien sûr à normaliser la situation en Côte d’Ivoire. Que les élections présidentielles aient lieu en octobre , les élections législatives en novembre et les élections locales ( municipales et régionales ) en décembre de la même année. C’est un débat que nous aurons bien sûr avec la classe politique , pour voir si nous avons besoin de ramener toutes les élections dans le dernier trimestre de cette année , ou s’il faut attendre et trouver un autre moment pour le faire. Moi je suis indifférent mais je pense que nous devons avoir un débat avec la classe politique avant d’arriver à cette décision”.
Des experts chargés des questions du développement estiment que par rapport à la mise en place des budgets , et à la mise en œuvre du Plan national de développement ( PND) , il est utile de ramener aux dates habituelles les autres élections.
D’autres assurent que les exigences de cohésion interne au Rdr d’une part , et de maîtrise du calendrier de l’alliance au sein du Rhdp d’autre part , imposent à Ouattara d’écourter à fin 2015 le mandat des députés ivoiriens, qui doit prendre fin normalement fin 2016.
En contrepartie , estiment les tenants de cette thèse , les élus mis en congé prématurément pourraient recevoir une année de solde.
De bonnes sources , le président l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire aurait consulté des juristes qui ont estimé qu’en dehors d’une consultation nationale et d’un accord politique tel que déjà souhaité par lui même , le chef de l’Etat ivoirien n’a aucun moyen constitutionnel d’écourter le mandat des députés.
Charles Kouassi