Politique

Côte d’Ivoire : Ouattara prêt à écourter le mandat de Soro après concertation

Par Charles Kouassi25 mai 2015

Le chef de l’Etat ivoirien s’est prononcé sur l’agenda des élections d’après la présidentielle. Interrogé au cours d’une conférence de presse à Odienné sur les dates de la tenue des élections législatives et municipales prévue en principe un an et deux ans après la prochaine présidentielle , Alassane Ouattara a dit n’exclure aucune option tout en affirmant sa préférence pour la tenue immédiate des autres scrutins.

” Par rapport aux élections locales , a expliqué le président ivoirien , l’idéal serait pour nous qu’on revienne bien sûr à normaliser la situation en Côte d’Ivoire. Que les élections présidentielles aient lieu en octobre , les élections législatives en novembre et les élections locales ( municipales et régionales ) en décembre de la même année. C’est un débat que nous aurons bien sûr avec la classe politique , pour voir si nous avons besoin de ramener toutes les élections dans le dernier trimestre de cette année , ou s’il faut attendre et trouver un autre moment pour le faire. Moi je suis indifférent mais je pense que nous devons avoir un débat avec la classe politique avant d’arriver à cette décision”.

Des experts chargés des questions du développement estiment que par rapport à la mise en place des budgets , et à la mise en œuvre du Plan national de développement ( PND) , il est utile de ramener aux dates habituelles les autres élections.

D’autres assurent que les exigences de cohésion interne au Rdr d’une part , et de maîtrise du calendrier de l’alliance au sein du Rhdp d’autre part , imposent à Ouattara d’écourter à fin 2015 le mandat des députés ivoiriens, qui doit prendre fin normalement fin 2016.

En contrepartie , estiment les tenants de cette thèse , les élus mis en congé prématurément pourraient recevoir une année de solde.

De bonnes sources , le président l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire aurait consulté des juristes qui ont estimé qu’en dehors d’une consultation nationale et d’un accord politique tel que déjà souhaité par lui même , le chef de l’Etat ivoirien n’a aucun moyen constitutionnel d’écourter le mandat des députés.

Charles Kouassi

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