Les militants du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) ont rendu hommage samedi 10 mars 2018 à leur président, Henri Konan Bédié.
Le parrain de cette cérémonie, Jean-Louis y a trouvé une occasion pour asséner ses vérités au principal allié du parti sexagénaire, le RDR (Rassemblement des républicains).
« Sans le Pdci, le Rhdp n’est rien », peut-on résumer l’intervention de l’ancien ministre du commerce, Jean-Louis Billon, par ailleurs un des porte-parole du parti fondé par Houphouët-Boigny. L’homme estime que son parti a fait beaucoup de sacrifice pour préserver la paix sociale. Surtout son président Henri Konan Bédié.
L’ex ministre a comparé le bilan de son mentor lorsqu’il avait les rênes du pouvoir à la situation actuelle du pays : « lorsque Henri Konan Bédié disait école gratuite, elle l’était vraiment ». Une vraie pique à l’allié RDR, à qui il a rappelé le rôle déterminant du président Bédié dans la reconduite à la de l’État du président Alassane Ouattara. Aussi souhaite-t-il que l’autre pan de l’appel de Daoukro, à savoir l’alternance, se fasse entre le Pdci et le RDR en 2020. « Organiser le parti et présenter un candidat du pdci en 2020 », telle est selon Billon la feuille de route. « Bedie ne peut parler d’alternance, qu’en faisant allusion à son parti », lâche Billon. Il s’est adressé aux militants venus nombreux à cette cérémonie d’hommage : « Nous allons vous présenter un candidat en 2020. Rien ni personne ne nous deviera de cette trajectoire. Si parti unifié, il doit y avoir, ce sera après l’alternance. Si chacun accepte de laisser son identité propre, on pourra aller au parti unifié ». Cependant, rassure-t-il, son parti ne fait rien pour ” torpiller” le projet. « Nous ne sommes pas des torpilleurs. D’ailleurs, au Pdci, nous ne prenons pas des armes, encore moins de torpilleurs ».
Chris Monsékéla