AFRIKIPRESSE-Abidjan. Parrain à Koumassi- un grand quartier de la commune d’Abidjan- d’une cérémonie d’inauguration du siège et de réconciliation , Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire était ce Samedi 4 Avril 2013 dans les habits de militant de Rdr et de porte parole, directeur de campagne du président ivoirien.
Disant exprimer les salutations directes et expresse du numéro un ivoirien aux militants de Koumassi, il a révélé cette confidence d’Alassane Ouattara : ” Quand ils tauront vu, ils m’auront vu”. Le chef du parlement ivoirien a ajouté avoir obtenu du chef de l’Etat ivoirien la permission de venir à Koumassi, au lieu du déjeuner qu’il devait avoir avoir avec lui . Le parrain de la cérémonie qui a vu le ministre Cissé Bakongo, député de la zone, et l’ex maire Adou Assalé, sceller leur réconciliation, a invité les militants à l’unité et à l’union, car , selon lui, rien n’est encore acquis, pour la réélection du président Ouattara. Alliés et partenaires, les deux cadres du Rdr à Koumassi s’étaient brouillés lors des élections municipales de 2013 dans la commune ; Adou Assalé revendiquant l’investiture du parti selon, disait-il, une promesse qui lui avait été faite après que Cissé Bakongo eut été élu député . Cette division avait fait perdre les élections au parti, au profit du maire Pdci sortant Raymond N’Dohi. Guillaume Soro a à nouveau justifié son parcours dans la rébellion, en précisant qu’il y était en mission pour le Rdr, car il fallait équilibrer la terreur face à l’injustice et à l’exclusion. Le président de l’Assemblée nationale a dit qu’il était heureux de retrouver sa place au sein du Rdr, parce que la crise, et la guerre en Côte d’Ivoire étaient maintenant terminées: ” Je reviens prendre ma place au Rdr parce que nous sommes revenus à la normalité grâce au président Ouattara, qui a rattrapé en quelques années seulement, quinze années des retard”. Jouant avec les mots, Guillaume Soro a dit employer à dessein, l’expression “rattrapage”, qui rend furieux les détracteurs du chef de l’état ivoirien.
Charles Kouassi