Comment aurait fait le Conseil constitutionnel ivoirien, si Essy Amara n’avait pas fait son recours en contestation de la candidature d’Alassane Ouattara, se demandent des observateurs, d’autant plus c’est le recours de l’ex ministre d’État ivoirien, qui a servi de fondement à la réflexion et à l’argumentaire des «sages» ivoiriens.
C’est lui et lui seul qui a porté la charge. C’est lui seul dont des partisans disent qu’il détient la copie originale de la demande de naturalisation ivoirienne d’Alassane Ouattara (jamais versée au dossier), qui a fait un recours motivé contre la candidature du chef de l’État ivoirien.
Du pain béni pour le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire qui n’a pas cherché loin. Il s’est contenu de disqualifier les arguments d’Essy Amara un à un, en se basant sur l’arrêt Tia Koné, sur les décisions de Laurent Gbagbo, et de Yao Ndré pour déclarer qu’Alassane Ouattara est éligible.
« Au total les différents griefs évoqués par M. Amara Essy sur l’inéligibilité de M. Alassane Ouattara, ne sont pas fondés et commandent de rejeter la requête », a déclaré le président du Conseil Constitutionnel, Mamadou Koné, indiquant que, « l’examen du dossier de M. Alassane Ouattara étant conforme aux dispositions constitutionnelles en vigueur, il convient de l’inscrire sur la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 25 octobre 2015 ».