AFRIKIPRESSE -Abidjan . Invité de la télévision en ligne Eventnewstv , l’ex-Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny, par ailleurs candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2015, a commenté plusieurs sujets en rapport avec l’environnement politique en Côte d’Ivoire.
Interrogé sur la sortie de l’ancien Directeur général de l’Institut national des Arts et de l’Action culturelle (Insacc) Tiburce Koffi contre l’appel de Daoukro lancé par Bédié pour un soutien du PDCI à la candidature d’Alassane Ouattara, il a répondu : « Chacun a sa manière de réagir. Tiburce est un artiste. C’est un écrivain. Il a écrit pour dire “non’’. C’est sa manière. Je la respecte. Et je crois qu’il a eu raison. Il est dans son rôle, son domaine. C’est un intellectuel. Un intellectuel, on ne le brime pas. (…) Moi je ne suis pas un intellectuel. Je suis un homme d’actions, un homme public. Je ne suis pas un politicien. Je suis un homme politique. Et je dis “non’’ aussi. Je dis “non’’ parce que j’ai assumé l’appellation que nous a prêtée le président du parti. Quand il a fait son appel à Daoukro, il a dit : “ Ceux qui me suivent me suivront. Ceux qui ne me suivront pas, je les appelle les irréductibles’’. Je suis un irréductible. Ce mot est important. On ne doit pas réduire les gens. Personne ne doit réduire qui que ce soit. On doit avoir de la considération pour les autres. (..) Le fait même d’utiliser ce vocabulaire est déjà clivant. Et cela est inacceptable pour moi. C’est la première chose. La deuxième c’est que la décision du président de notre parti qui venait d’être reconduit au Congrès ordinaire d’octobre 2013, est une décision antidémocratique puisque les résolutions du Congrès avaient décidé, acté que pour les élections de 2015, le PDCI aurait un candidat. Le bureau politique qui s’en est suivi a pris acte de cela et le préparait. Et voilà que le président décide tout seul de lancer cet appel. Et après seulement, il lance une campagne pour dire les raisons pour lesquelles il a fait cela. Entre autres, la raison qu’il avance est que s’il ne fait pas cela, il n’y aura pas de paix. Est-ce à dire qu’il reconnait que ceux en faveur de qui il a pris cette décision sont les responsables de la situation dans laquelle nous sommes ? Tout cela n’est pas très démocratique, très clair ».
Alex Aguie