Société

Côte d’Ivoire : 8 manifestants condamnés à 3 ans de prison, 5 prévenus relaxés

Par Carlos Dogba17 octobre 2025

Le vendredi 17 octobre 2025 au Tribunal de Yopougon, 8 manifestants ont été condamnés à 3 ans de prison, tandis que 5 prévenus ont été relaxés lors du procès de 13 prévenus soupçonnés d’avoir été des acteurs de la marche du 11 octobre 2025 décrétée par le Front commun PPA-CI et PDCI-RDA.

Les suspects sont passés à la barre, assurant leur propre défense, sans avocat. À la suite des échanges , le tribunal a condamné 8 prévenus à 3 ans de prison ferme, tandis qu’il a déclaré 5 non-coupables, leur accordant la relaxe pour délit non-constitué.

Les manifestants implorent la clémence

Les manifestants, habillés en tricots aux couleurs nationales et en lèkès ou chaussures en plastique, avaient été arrêtés par la Police, dans la commune de Yopougon, au cours de la journée du 11 octobre 2025. L’un eux, A.A, a imploré la clémence des juges, arguant qu’il ne savait pas que la marche avait été interdite par un décret préfectoral. Mère de deux enfants, B.D, 28 ans, une femme qui a dit être évangéliste de profession, a soutenu être sortie juste dans le but d’appeler les passants à se convertir à la vie chrétienne. Vêtue de maillot, de lèkès, et munie d’une pancarte le jour de la marche, elle a fait face aux questions des magistrats.

Comme les six autres condamnés parmi lesquels se trouvent un commerçant, une évangéliste, un chauffeur de wôrôwôro, une serveuse de maquis et un pasteur

L.F, mère de deux enfants, et L.E, arrêtée au point de rassemblement des manifestants, n’ont pas convaincu l’accusation sur leur non implication à la marche non autorisée. Comme les six autres condamnés parmi lesquels se trouvent un commerçant, une évangéliste, un chauffeur de wôrôwôro, une serveuse de maquis et un pasteur, elles sont tombées sous le coup de l’article 179 du Code pénal ivoirien qui punit quiconque se rend coupable de compromission de la sécurité publique, quiconque qui jette le discrédit sur les institutions ou qui incite à la désobéissance aux ordres de l’autorité légale.

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La grande salle du Tribunal de Yopougon était en grande partie occupée par les familles des prévenus. Si certaines d’entre elles sont reparties en joie et avec soulagement, à l’énoncé de la décision de relaxe de leurs parents, ce ne fut pas le cas des parents des huit condamnés.

Une correspondance de Louis-César B

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