Le Président Alassane Ouattara a signé ce jeudi 7 mai 2026 un décret nommant Ibrahim Coulibaly-Kuibiert à la tête du Conseil d’État. L’ancien président de la Commission Électorale Indépendante (CEI), dissoute la veille après vingt-cinq ans d’existence hérite de cette haute fonction juridictionnelle, dans un contexte de refonte profonde du système électoral ivoirien.
Le chef de l’État ivoirien a procédé jeudi à la nomination d’Ibrahim Coulibaly-Kuibiert au poste de Président du Conseil d’État, en remplacement de Patrice Yao Kouakou, dont le mandat est arrivé à expiration. Magistrat hors hiérarchie, Ibrahim Coulibaly-Kuibiert est une figure centrale de la vie institutionnelle ivoirienne : il présidait jusqu’ici la CEI, l’organe chargé de l’organisation des élections dans le pays.
Or, la veille de sa nomination, le Conseil des ministres réuni sous la présidence d’Alassane Ouattara a décidé de dissoudre cette institution par voie d’ordonnance. C’est le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui a annoncé la nouvelle. La CEI, créée par la loi n°2001-634 du 9 octobre 2001, tire ainsi un rideau définitif après vingt-cinq années d’existence jalonnées de controverses, notamment sur sa composition et son impartialité.
Cette dissolution ouvre la voie à un nouveau mécanisme de gestion des élections, que le gouvernement présente comme un gage de confiance renforcée pour les acteurs politiques et les citoyens ivoiriens, et comme un gage de scrutins plus apaisés à l’avenir. Le décret de nomination d’Ibrahim Coulibaly-Kuibiert prend effet ce jour.
Philippe KOUHON