Politique

Côte d’Ivoire : le gouvernement réfute les accusations d’Amnesty International sur des détentions « sans fondement »

Par Philippe Kouhon12 mars 2026

Abidjan, 11 mars 2026 – Les autorités ivoiriennes ont fermement contesté les allégations formulées par l’ONG Amnesty International concernant la situation de certaines personnes interpellées lors des manifestations d’octobre 2025. Dans un communiqué publié par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, la Direction des Droits de l’Homme (DDH) affirme que les informations relayées par l’organisation internationale ne reflètent pas la réalité judiciaire du pays.

Selon la déclaration officielle signée par le directeur des Droits de l’Homme, Delbé Zirignon Constant, les personnes évoquées dans le rapport d’Amnesty International ont été « régulièrement poursuivies, jugées et condamnées » dans le strict respect des règles de procédure et des garanties d’un procès équitable. Les condamnations prononcées par les juridictions compétentes concernent des faits liés à des troubles à l’ordre public consécutifs à des attroupements intervenus dans un contexte de tensions politiques avant l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Le gouvernement défend la régularité des procédures judiciaires

Pour les autorités ivoiriennes, les accusations de détentions arbitraires avancées par l’ONG sont infondées. Le ministère de la Justice rappelle que la justice ivoirienne fonctionne dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux du pays.

Les autorités soulignent également que la Côte d’Ivoire s’est engagée depuis plusieurs années dans un vaste programme de réformes institutionnelles et judiciaires visant à renforcer l’État de droit, la protection des libertés publiques et l’accès équitable à la justice. Ces réformes ont permis d’améliorer la transparence des procédures, de moderniser l’appareil judiciaire et de consolider les mécanismes de protection des droits fondamentaux.

» Les accusations d’Amnesty international

Dans ce contexte, le gouvernement affirme que la Côte d’Ivoire figure aujourd’hui parmi les pays africains où les droits politiques, humains et sociaux connaissent des avancées significatives, grâce à des politiques publiques et des réformes structurantes mises en œuvre au cours de la dernière décennie.

Mise en garde contre les risques de manipulation de l’opinion

Au-delà de la contestation des faits, les autorités ivoiriennes appellent les organisations internationales à faire preuve de prudence dans l’interprétation de certaines informations diffusées dans l’espace public. Le communiqué du ministère met notamment en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion susceptibles d’émaner d’acteurs politiques engagés dans une stratégie de contestation permanente.

» La réponse du gouvernement ivoirien

Selon les autorités, certains discours relayés dans le débat public s’inscrivent dans une logique de délégitimation des institutions, portée par une opposition politique en perte de vitesse et en quête de nouveaux leviers pour exister sur la scène nationale.

Pour le gouvernement, il est donc essentiel que les organisations internationales s’appuient sur des informations vérifiées et contextualisées afin d’éviter toute instrumentalisation susceptible d’altérer la perception de la situation des droits humains dans le pays.

Un contexte politique marqué par les tensions électorales

Les arrestations évoquées remontent aux manifestations organisées en octobre 2025 à l’approche de l’élection présidentielle. Les autorités avaient alors interdit certains rassemblements afin de préserver l’ordre public et la stabilité dans un climat politique particulièrement tendu.

À l’issue du scrutin du 25 octobre 2025, le président Alassane Ouattara a été proclamé vainqueur dès le premier tour.
Malgré les critiques formulées par certaines organisations, le gouvernement ivoirien affirme rester attaché au respect des libertés fondamentales et au renforcement de l’État de droit, tout en rappelant que la préservation de la stabilité et de l’ordre public demeure une responsabilité essentielle de l’État.

Philippe KOUHON

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