La Côte d’Ivoire et le Système des Nations Unies ont scellé un accord, à Abidjan le mardi 28 avril 2026, pour le lancement du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (CCDD) 2026-2030, doté d’une enveloppe de plus d’un milliard de dollars.
La cérémonie, présidée par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, ainsi que de diplomates, représentants d’agences onusiennes, acteurs du secteur privé et de la société civile.
Trois axes prioritaires
Aligné sur le Plan National de Développement (PND) 2026-2030, ce nouveau cadre quinquennal constitue une étape décisive avant l’échéance des Objectifs de développement durable (ODD) en 2030. Il repose sur trois priorités : la transformation économique et développement inclusif, l’accès équitable aux services essentiels et cohésion sociale et la résilience environnementale et la gouvernance durable.
Sur les 1,014 milliard de dollars prévus, 584 millions sont déjà mobilisés. Le reste devra être recherché auprès de partenaires diversifiés, incluant financements mixtes, obligations vertes et contributions de la diaspora.
Côte d’Ivoire, modèle africain des ODD
La Coordinatrice Résidente des Nations Unies, Hélène Ngarim-Ganga, a salué les performances du pays, le plaçant parmi les trois États au monde ayant le plus accéléré la mise en œuvre des ODD. Elle a appelé à transformer les contraintes mondiales (contraction des financements, perturbations commerciales, incertitudes économiques) en opportunités pour renforcer les partenariats.
Le ministre Diarrassouba a retracé l’impact des plans nationaux depuis 2012 et insisté sur la nécessité de diversifier les financements pour maximiser l’impact du programme.
Les transports au cœur du dispositif
La présence du ministre Amadou Koné souligne l’importance du secteur des transports dans les trois axes du CCDD : compétitivité économique, connectivité des territoires et transition vers des mobilités durables.
La cérémonie s’est conclue par la signature officielle du CCDD par le gouvernement ivoirien et les Nations Unies, suivie de l’adhésion des principales agences onusiennes (FAO, OMS, OIT, ONU Femmes, PNUD, UNHCR, etc.).
À cinq ans de l’échéance mondiale des ODD, la Côte d’Ivoire affiche sa confiance et son ambition : ne laisser personne de côté.