En 2026, le Bénin s’impose toujours comme une puissance majeure du coton africain. S’il n’est plus systématiquement premier en volume derrière le Mali, le pays reste le plus performant en rendement et consolide son influence régionale dans la filière de l’« or blanc ». Une dynamique suivie de près par la Côte d’Ivoire.
Parmi les premiers producteurs africains de coton en 2026
En Afrique de l’Ouest, la rivalité cotonnière entre le Bénin et le Mali se confirme en 2026. Selon les estimations régionales, le Mali occupe la première place en production avec environ 650 000 tonnes, tandis que le Bénin suit de près autour de 630 000 tonnes.
Ce positionnement maintient le Bénin dans le duo de tête africain, après avoir dominé le classement au milieu des années 2020 avec des récoltes dépassant 700 000 tonnes.
Le Bénin, champion africain du rendement cotonnier
Si le Mali domine en volume, le Bénin se distingue en 2026 par la productivité la plus élevée d’Afrique de l’Ouest, avec environ 0,73 tonne par hectare.
Cette performance repose sur :
- l’encadrement technique des producteurs,
- l’accès aux intrants,
- la mécanisation progressive,
- une politique de transformation locale du coton.
Le pays confirme ainsi un modèle basé sur l’efficacité plutôt que sur l’expansion des surfaces.
La RCI complète le podium
Pour la Côte d’Ivoire, troisième bassin cotonnier régional avec environ 350 000 à 400 000 tonnes annuelles, l’exemple béninois souligne un enjeu clé : améliorer les rendements et développer la transformation textile locale.
La compétition Bénin-Mali illustre une mutation de la filière ouest-africaine : la valeur ajoutée et la productivité deviennent les principaux leviers de leadership.
Une correspondance particulière de Fleur Kouadio
Rédactrice en chef – Cap Ivoire