En Israël à la date du lundi 18 mai 2020, pour 9 millions d’habitants, il a été enregistré 16.630 cas positifs avec 13.014 guérisons et 276 décès. Trois mois après l’apparition du premier signe (21 février 2020) l’ambassadeur Leo Vinovezky en poste à Abidjan depuis septembre 2019 revient sur la riposte du gouvernement de son pays contre la pandémie.
Au début de la crise sanitaire, Israël semblait maîtriser la situation. Quel est le bilan 3 mois après ?
Nous avons été déjà confrontés à de nombreuses périodes d’adversité nationale dans notre histoire. C’est ainsi qu’Israël a mis à profit son expérience de la vie dans une région chaotique pour changer de vitesse et apprendre à gérer la pandémie mondiale de COVID-19, une période sans précédent pour notre génération.
Israël a pu ralentir la croissance du virus dans le pays parce que nous avons lancé et maintenu des mesures très strictes depuis le début. Le gouvernement israélien a établi des restrictions de verrouillage rigoureuses. Aujourd’hui, lundi 18 mai 2020, 276 personnes sont mortes du virus Corona en Israël.
Israël va maintenant de l’avant avec sa stratégie de sortie du COVID-19, et est en train de redémarrer l’économie et le système éducatif. La campagne d’Israël contre le coronavirus ne prendra fin que lorsque nous verrons une baisse spectaculaire et persistante du nouveau taux quotidien d’infection et du nombre total de cas graves, lorsqu’un traitement efficace est approuvé et administré, ou lorsqu’un vaccin est développé et devient disponible pour une utilisation généralisée.
Entre-temps, la baisse du nombre de nouvelles infections, le bon fonctionnement du système de santé, des niveaux “raisonnables” de cas graves et de taux de mortalité et le succès de la maîtrise de la propagation du virus ont conduit à la décision de redémarrer l’économie et de lancer un retour progressif des enfants à l’école.
En Côte d’Ivoire, le pays a réussi à stabiliser la situation grâce au soutien de partenaires internationaux. Quelle a été la contribution de l’ambassade d’Israël à Abidjan ?
Tout d’abord, nous avons partagé beaucoup d’informations avec le gouvernement, les différentes organisations internationales et les ong. Il y’a des collaborations avec des chercheurs israéliens, avec des institutions israéliennes, avec des start-ups israéliennes qui développent des solutions et des dispositifs anti-Corona. Au-delà de cela, nous avons fait des dons aux villages vulnérables, notamment des masques et du matériel d’hygiène essentiel. Nous avons collaboré avec le CNDH et d’autres acteurs importants pour toucher les personnes dans le besoin. Nous avons également gardé un véritable canal de communication ouvert avec mes collègues ici. Enfin, nous avons organisé des webinaires sur différents sujets partageant des connaissances sur la façon de faire face aux périodes de crise comme le Coronavirus.
Quel est l’agenda de l’Ambassadeur après la crise ?
Nous continuerons d’approfondir le dialogue sur les domaines scientifiques et technologiques en mettant l’accent sur la coopération médicale et sanitaire. C’est pourquoi la diplomatie continuera de faire face à des défis de plus en plus complexes et nous y sommes prêts. La diplomatie peut être un pont entre les peuples et les cultures, surtout en temps de crise comme une pandémie. Nous voulons partager nos connaissances et notre expertise avec nos amis du monde entier. Car en cette période de crise, nous sommes confrontés à des choix importants, notamment l’autonomisation des citoyens et la solidarité mondiale. Nous devons apprendre les uns des autres et collaborer les uns avec les autres.
Réalisée par Philippe KOUHON/ pkouhon@gmail.com