L’ancien chef putschiste guinéen, Moussa Dadis Camara en exil à Ouagadougou, qui avait manifesté son intention de revenir à Guinée pour briguer le fauteuil présidentiel, ne pourra plus le faire pour cette année, selon son avocat interrogé par TV5.
Après l’annonce de ce retrait de la candidature de Dadis au compte des FPDD, le chef de file de l’opposition, Diallo a réagi par rapport à l’empêchement du citoyen guinéen de rentrer dans son pays.
« Je pense que les droits du président Dadis Camara ont été violés. Il n’y a aucune disposition ni sur le droit communautaire de la CEDEAO, ni sur les droits nationaux , qui interdit à un citoyen de rentrer dans son pays. C’est la première fois dans l’histoire qu’un citoyen est rejeté de son pays. Même s’il est condamné dans un autre pays, les États demandent généralement qu’on leur renvoie leur citoyen. C’est la première fois en Guinée qu’on voit qu’un gouvernement en place prendre des dispositions pour qu’un citoyen ne puisse pas jouir de son droit de revenir dans son pays. C’est extrêmement grave comme précédent », a jugé le challenger d’Alpha Condé au second tour de la présidentielle de 2010.
Sur l’avenir du projet d’alliance avec le parti de Dadis Camara , l’UFDG estime que le fait qu’il ne se présente n’aura pas « d’impact négatif » sur leur projet. Le simple regret est qu’on « refuse un citoyen ses droits élémentaires ».
Du côté des FPDD, Afrikipresse a tenté en vain de joindre à moult reprises le porte-parole du parti, Maxime Manimou.
Aliou BM Diallo, à Conakry