International

Dakar 2014- Michaëlle Jean nouveau visage de la francophonie politique, pour quatre années

Par Charles Kouassi29 novembre 2014

Cinq candidats étaient lice. Au finish, c’est la seule femme en compétition qui a emporté la mise. [“Elle est jeune, elle est fun, elle a fait une campagne forte en allant sur les cinq continents où l’on parle le français, elle a aussi un statut d’ancien chef de l’Etat, et après deux africains ce n’est pas mauvais de tenter avec le Canada, en attendant l’Asie.

En plus elle est femme, et son pays fait partie des principaux contributeurs de la Francophonie», expliquent deux officiels africains”] , écrivait déjà Afrikipresse.fr à l’ouverture des travaux. Canadienne de nationalité, haïtienne d’origine, noire, africaine et figure de la diaspora du continent par l’histoire, Michaëlle Jean incarne de manière parfaite le dialogue des cultures et des civilisations, tel que souhaité par les initiateurs de la Francophonie, à savoir Senghor, Bourguiba, Prince Norodoum . Avec cette désignation, la Francophonie entre dans une nouvelle dynamique, avec un accent à mettre sur les jeunes et les femmes dans le sillage du thème du sommet. L’Afrique devra tirer les leçons de sa division, et de l’impossibilité de trouver un candidat consensuel face à d’autres régions du monde, tandis que l’occasion est donnée, sans nullement exclure le continent, à d’autres peuples de s’imprégner davantage dans la Francophonie, et de se sentir davantage francophone. Rendez-vous dans deux ans Madagascar, avec le souhait que l’OIF inscrive dans ses textes, la limitation des mandats. 

 

 Les jeux toujours ouverts pour succéder à Diouf , mais faveur des pronostics à Michaëlle Jean

 

Le XVe sommet de la Francophonie démarre ce Samedi 29 Novembre à Dakar. La succession du secrétaire général sortant Abdou Diouf, dont le remplaçant doit être connu Dimanche à l’issue des travaux, est un point de l’ordre du jour.

Cinq candidats sont en lice, à savoir Michaëlle Jean (Canada), Jean-Claude de l’Estrac (Maurice), Pierre Buyoya (Burundi), Henri Lopes  (Congo-Brazzaville) et Agustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale). Le chef de l’Etat sénégalais et plusieurs autres officiels francophones qui se sont prononcés sur la question, ont indiqué que c’est une personnalité consensuelle qui sera choisie. L’objectif est d’éviter d’avoir recours au vote. Des informations officieuses font état du retrait du candidat équato-guinéen. Les mêmes informations officieuses assurent que Paris n’est pas du tout favorable à la candidature d’Henri Lopes compte tenu de son âge. Reste un trio, à savoir le burundais Pierre  Buyoya, le Mauricien Jean Claude l’Estrac et la canadienne Michaëlle Jean qui semble avoir la faveur de plusieurs pronostics. «Elle est jeune, elle est fun, elle a fait une campagne forte en allant sur les cinq continents où l’on parle le français, elle a aussi un statut d’ancien chef de l’Etat, et après deux africains ce n’est pas mauvais de tenter avec le Canada, en attendant l’Asie. En plus elle est femme, et son pays est le principal contributeur de la Francophonie», expliquent deux officiels africains.Tous ces points présentés comme atouts, sont pourtant utilisés contre Michaëlle Jean par les soutiens des autres candidats, qui affirment que ” les jeux restent ouverts, que Paris redoute de perdre son influence, que Paris a peur que la Francophonie et ses enjeux politiques et le franc africains lui échappent avec la désignation de Michaëlle Jean”. Cette crainte de marginalisation serait , selon les soutiens des autres candidats, également partagée par des pays africains. La fumée blanche, c’est pour demain. Demain également sera connu le nom du pays, qui abritera le XVI même sommet.

 

Charles Kouassi,  à Dakar 

📱 Version mobile accélérée (AMP)

Voir la version complète avec commentaires