Le samedi 4 octobre 2025, le Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Robert Beugré Mambé, a procédé à l’inauguration officielle du Centre de Service Civique (CSC) de Daloa, en présence du ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, ainsi que de nombreuses autorités administratives, politiques et coutumières.
Lors de cette cérémonie, le Premier ministre a rappelé la mission essentielle de ces centres : former des citoyens responsables, disciplinés et engagés. « Le but n’est pas de former pour former. Nous préparons les jeunes à respecter les autres, les symboles de l’État et la Nation. Ces centres, impulsés par le président Alassane Ouattara, visent à offrir à la Côte d’Ivoire des jeunes capables de renforcer la cohésion sociale et de contribuer au développement du pays », a-t-il déclaré.
Situé dans le district Sassandra-Marahoué, le CSC de Daloa s’étend sur 5 hectares, dont 3,6 hectares bâtis et 1,4 hectare de champs-écoles. Construit en 18 mois pour un coût de 1,5 milliard de FCFA, il accueille des jeunes Ivoiriens âgés de 16 à 35 ans en situation de vulnérabilité : analphabètes, déscolarisés, sans qualification, ou confrontés à des problèmes de violence ou d’addiction.
Le Premier ministre a salué le travail du ministre Mamadou Touré et de son équipe, les invitant à poursuivre l’innovation pour former une jeunesse exemplaire. Il a également insisté sur l’importance de l’unité nationale à l’approche des élections : « Ce pays est notre mère et notre père. Nous devons nous respecter et nous aimer les uns les autres, pour que triomphe la démocratie et que la Côte d’Ivoire continue de rayonner dans le monde ».
Le ministre Mamadou Touré a, pour sa part, souligné l’importance du dispositif dans l’insertion socio-professionnelle des jeunes et son impact sur la cohésion sociale. « Depuis 2023, plus de 55 000 jeunes ont été encadrés à travers nos dispositifs de service civique, de volontariat et de bénévolat, avec un taux d’insertion de 76 %. Nos centres offrent un accompagnement global qui combine formation civique, apprentissage de métiers variés et suivi médico-psycho-social », a-t-il expliqué.
Il a indiqué que quatre centres sont déjà opérationnels : Bouaké, Daloa, Korhogo et Adzopé. « Ce dispositif répond à un objectif clair. Dans des régions comme le Haut-Sassandra, beaucoup a été fait pour la jeunesse, certes, mais de nouveaux fléaux apparaissent : consommation de drogue, indiscipline, alcoolisme, etc. Les centres de service civique viennent donc apporter une réponse concrète à ces défis, en resocialisant les jeunes vulnérables et en faisant d’eux des citoyens nouveaux. »
Le ministre Mamadou Touré a également annoncé un renforcement du financement du dispositif, avec l’appui de la BOAD, qui a débloqué 21 milliards de FCFA pour la construction de 10 nouveaux centres, tandis que 17 autres centres seront réalisés entre 2026 et 2030. « Avec une capacité de 1 000 jeunes par centre, ce sont plus de 31 000 jeunes formés chaque année à travers tout le pays », a précisé le ministre.
Le dispositif offre aux jeunes une formation complète, combinant apprentissage civique et citoyen avec des métiers variés tels que maçonnerie, plomberie, électricité bâtiment, agropastoral, peinture, carrelage, couture, esthétique-coiffure, cuisine et pâtisserie.
Encadrés selon un modèle disciplinaire inspiré du militaire, les bénéficiaires passent six mois en internat et trois mois en stage pratique, sanctionnés par un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). À l’issue de leur formation, ils peuvent intégrer une entreprise, créer leur propre activité ou poursuivre des formations complémentaires.
Beker Yao