Ce qui est arrivé à la France inquiète après les attentats terroristes du 7 Janvier 2015 et du 13 Novembre 2015. Le constat est amer et poignant : des français tuent des français à Paris.
Le débat houleux inspiré par la droite et l’extrême droite sur la déchéance de nationalité aux binationaux nés français impliqués dans les actes terroristes ou coupables d’assassinats sur les forces de l’ordre fait rage, au sein du parti socialiste.
Sur le sujet, faire marche arrière ne correspond plus à l’image, à la force de caractère et de conviction du Président François Hollande qui
1. a déclaré la guerre à Daesh depuis le 13 Novembre 2015;
2. a fait entrer la France dans la guerre contre le Groupe Etat Islamique depuis le 15 Novembre 2015;
3. est en train de s’imposer aux contradictions internes du parti socialiste pour être en phase avec la constance, l’élan, la vigueur et le discours de fermeté contre le terrorisme de masse perpétré par les binationaux sur le sol français.
Dans le cadre du débat sur la déchéance de nationalité, il est utile de rappeler que la France doit demeurer le pays européen où
1. la violence ne doit plus être le lot de la vie quotidienne et de la coexistence citoyenne;
2. l’islam ne doit plus être un code d’injonctions, d’autoritarisme et d’apologie de la violence, de la mort et des martyrs;
3. les valeurs de la République Française telles que la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité ne doivent pas être incompatibles et contradictoires avec l’islam qui trouve toute sa place dans la civilisation moderne;
4. tout français ne doit être ni terroriste ni victime potentielle des inconnus fanatiques. Il doit faire le choix entre le patriotisme et le rejet de la patrie;
5. il ne faut plus avancer avec des idées abstraites face à l’ennemi terroriste, à la guerre asymétrique qui ne fait plus de quartier sur le sol français;
6. l’intégration et la laïcité ne doivent plus être des échecs patents;
7. le décrochage des gamins ne doit plus commencer à l’école primaire;
8. la famille ne doit plus être en pleine dislocation;
9. les réseaux sociaux ne doivent plus devenir le volcan en éruption de la violence et de la haine qui nourrissent les clivages;
10. on ne doit plus parler de communauté que de citoyenneté, créant le malaise identitaire sur la base de la manipulation politique et d’extrémisme.
Laurent Maurice Kouakou
Chroniqueur expert consultant