Culture

Découverte – Kassi Elda Nadège, plasticienne : « Ce qu’il faut pour être bon plasticien »

Par La Rédaction21 avril 2025

Kassi Elda Nadège, une des rares plasticiennes à vivre de son art à Abidjan est à la croisée des chemins entre ses travaux d’ateliers et ceux à la demande. Son sérieux dans le travail, lui vaut des travaux à la demande des autorités et pour tout acquérant. Elle travaille aussi pour l’embellissement des parcs d’attraction, comme des espaces touristiques. En attendant sa première exposition dans un espace public, elle s’est ouverte à CoolBee Ouattara pour une interview révélatrice dans les colonnes de l’intelligent d’Abidjan et Afrikipresse.

Comment vous vous présentez ?

Je suis Kassi Elda Nadège, mère de 5 enfants. Je suis artiste Plasticienne, ma spécialité est la sculpture mais, je fais aussi la poterie et le dessin d’art. Le nom de mon entreprise est ” paradis des arts d’Afrique”.

Comment l’idée de devenir artiste plasticienne est venue ?

Déjà depuis l’enfance j’amais dessiner. Et au fur et à mesure, cet amour a pris de l’ampleur. Mes parents et amis m’ont encouragé dans cet élan.

Quel est votre parcours en tant que artiste plasticienne ?

Sur le volet pratique, j’ai fait la poterie au niveau de Bassam. Sur le volet académique, je suis allée à l’école d’art : l’ INSAAC. Il y a aussi l’école de Bingerville et le centre technique des arts applications c’est là-bas que j’ai eu un diplôme ( BTA) le brevet technique des arts appliqués, et j’exerce depuis 23 ans à mon propre compte.

Pourquoi avoir finalement embarqué toute votre famille ou presque, dans la pratique des arts plastiques ?

Je pense que c’est l’amour. L’ amour du travail, l’amour d’apprendre aux autres, à savoir dessiner, à savoir diffuser et apprendre son savoir aux autres. Mais en réalité, c’est la famille qui a sauté dans mon aventure, parce que je n’ai forcé personne (rires).

Pensez vous que votre métier, Peut-il nourrir son homme ?

Effectivement mon le métier nourrit son homme, vu que c’est à travers celui-ci que j’assure l’éducation scolaire de mes enfants. Je ne fais pas autre chose que cela. Et je vis ma modeste vie sans tendre la main, c’est un métier noble.

Parlez-nous un peu de vos réalisations.

J’ai fait plusieurs monuments, une main un éléphant, un cheval, une vache, une tortue, une girafe… Je les ai faites pour des personnalités. En fait, je travaille beaucoup pour celles-ci, la plupart de mes travaux sont à leur demande. Je viens de ce pas de la ville de Bouaké, où j’ai travaillé plus de 2 mois. Je travaille aussi pour des centres touristiques. C’est toujours dans le même cadre des monuments des éléphants, des tortues et autres à la demande.

Avez-vous des conseils à prodiguer à la nouvelle génération qui veut s’abonner à la pratique de la sculpture ?

C’est de se mettre à fond. Donner le meilleur de soi et aimer ce qu’on fait. Il faut aussi faire des recherches pour aller au delà de ce qu’on connait déja. Je dis à la jeune génération que chacun peut avoir sa place dans les arts plastiques à condition de faire des beaux rendus. Il faut beaucoup se former. C’est la formation parce que sans elle, on ne peut arriver à rien.

CoolBee Ouattara

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