Politique

Des cadres de la présidence ivoirienne assisteront désormais au Conseil des ministres mais…..

Par Charles Kouassi12 janvier 2016

Le premier conseil des ministres du premier gouvernement du second quinquennat du président ivoirien, Alassane Ouattara, s’est réuni le mercredi 13 janvier 2016 au Palais présidentiel au Plateau.

À cette occasion, le chef de l’État ivoirien a souhaité une cohésion et une plus grande synergie dans le travail gouvernemental : ‎ « Je voudrais une plus grande synergie entre les ministres, entre le gouvernement et la Présidence de la République. C’est ce qui explique la participation au conseil des ministres des secrétaires généraux délégués de la Présidence de la République, du conseiller spécial-assistant spécial du Président de la République et du directeur de la communication de la Présidence de la République ». Sur la question, le président ivoirien a toutefois précisé qu’il ne doute point de la compétence des ministres.

Recommandant l’accélération du programme de travail gouvernemental, Alassane Ouattara a donné une date butoir pour les décrets d’attribution des différents ministères : 27 janvier 2016.

« Les organigrammes des nouveaux ministères devront quant eux être prêts pour mercredi 3 février 2016. Bien évidemment, les nominations se feront immédiatement après. Donc tous devront être conclus pendant le mois de février », a-t-il préconisé.

Justifiant l’absence d’un grand bouleversement espéré par des observateurs, Alassane Ouattara a dit avoir opté pour la continuité, et a précisé ‎: « Ce gouvernement traduit ma satisfaction pour le travail accompli par le précèdent gouvernement. J’ai donc opté pour la continuité car de nombreux chantiers reste encore inachevés et sont sur le point d’être accomplis ».

Le président ivoirien a souhaité que le programme national de développement 2016-2020 d’environ 30000 milliards soit mis en œuvre avec célérité pour produire les résultats attendus.

Au sujet des cadres autorisés désormais par le chef de l’État à assister et participer au Conseil des ministres sans avoir assisté au Conseil du gouvernement qui prépare les dossiers débattus en Conseil des ministres, des analystes indiquent que cela fait partie des prérogatives du chef de l’État.

Ils ajoutent que des personnalités extérieures au gouvernement peuvent souvent être appelées à exposer des points de vue, sans cependant participer aux débats, ou plutôt au processus de prise de décisions.

Ces analystes estiment que désormais, les collaborateurs du chef de l’État et les ministres dont ils suivent les dossiers, seront dans la transparence au même niveau d’information, puisque c’est au sein du Conseil des ministres, que les vrais débats se font, et que les grandes décisions sont prises.

Mais une préoccupation demeure : les conseillers et collaborateurs du chef de l’État qui n’ont pas les mêmes prérogatives et capacités opérationnelles , ni les attributions exécutives des membres du gouvernement , seront-ils autorisés à prendre part au débat, à contester si nécessaire des points de vue et orientations des ministres, et enfin à participer au processus de décision, notamment à un vote si le chef de l’État Alassane Ouattara decide par exemple de soumettre au vote une question qui fâche, en l’absence d’un consensus ?

En précisant qu’il ne doute pas la compétence des ministres, le président ivoirien a voulu apaiser les inquiétudes eventuelles sur la question.

Alice Ouédraogo et T.A.B

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