AFRIKIPRESSE-Paris. Après l’annonce de la création de sa fondation, « Energies pour l’Afrique », le 3 mars 2015, Jean-Louis BORLOO multiplie les rencontres et discussions avec des acteurs politiques et leaders d’opinions Africains.
Dans ses rendez-vous, il essaie de persuader les pays africains de s’impliquer en amont pour solliciter une réponse des pays développés en matière d’un grand programme d’accès à l’électricité sur le continent avec un rythme accéléré dans 10 ans, grâce une enveloppe de 50 milliards d’euros. Pour lui, « il est primordial d’agir contre le problème actuel de pénurie d’électricité qui freine le développement de l’Afrique ». Jean-Louis Borloo a souligné un « consensus dégagé et partagé en Occident » lors de ses contacts préalables avec une trentaine de dirigeants africains.
Le 18 mars, à l’Ambassade de Congo de Paris s’est tenu un déjeuner-débat en présence de Jean-Louis BORLOO à l’initiative d’Henri LOPES, Ambassadeur du Congo soutenu par une cinquantaine de personnes dont des diplomates africains. Le président de « Energies pour l’Afrique » a expliqué à son assistance les avancées du programme et son projet de mettre en place une agence qui gérera le fonds d’investissement sollicité de 50 milliards d’euros. Il a sollicité dans ce sens l’aval et l’appui des chefs des Etats africains, avant le 20 juin. Pour sa part, Henri LOPES a proposé qu’un document de contribution soit élaboré par les pays africains, à la conférence climatique de décembre 2015. Presque une semaine après, l’ancien ministre français de l’Ecologie s’est présenté devant un auditoire composé à majorité des musulmans, dans l’après-midi du 24 mars, à la bibliothèque de la Grande Mosquée de » Paris. Jean Louis Borloo a développé les éléments primordiaux de sa Fondation. A cette occasion, il a insisté sur l’urgence : « Eclairer l’Afrique, c’est donner un coup de pouce au climat. Il faut aller vite ! ». Cette conférence du 24 mars fait suite à une invitation du Recteur Dalil BOUBAKEUR. Elle a eu lieu en présence du président de la Fédération des musulmans africains de France (FAIACA), Hassani FASSASI.
James RAMAROSAONA